Fifi, douce mélancolie…

Fifi, douce mélancolie…

FIFI

Comédie dramatique – France – 2023 – 1h48
Réalisation :
Jeanne Aslan, Paul Saintillan
Scénario :
Jeanne Aslan, Paul Saintillan
Distribution :
Céleste Brunnquell, Quentin Dolmaire, Ilan Schermann…

Sorti en salles le 14 juin 2023

Disponible en DVD & VOD le 18 octobre 2023 – ESC Éditions
16/9 -1.85:1 – Français 5.1 DD

Le pitch
Nancy, début de l’été… et Sophie, dite Fifi, 15 ans, est coincée dans son HLM dans une ambiance familiale chaotique. Quand elle croise par hasard son ancienne amie Jade, sur le point de partir en vacances, Fifi prend en douce les clefs de sa jolie maison du centre-ville désertée pour l’été.

Le film ****
FIFI est le récit de la rencontre entre deux êtres solitaires mais terriblement attachants, mais aussi un film sur la difficulté de cohabitation entre deux univers socioculturels très différents, pour ne pas dire opposés.

« C’est ça qui est bien au cinéma, c’est quand il y a un peu de magie ! » Jeanne Aslan

A mi-chemin entre comédie et chronique sociale, ce premier film doux et plein de charme n’impose rien à ses spectateurs. A chacun de faire, ou non, une partie du chemin avec Fifi & Stéphane qui se cherchent sans forcément toujours se trouver.

« Quand on a des comédiens comme ça, c’est hyper rassurant ! » Jeanne Aslan

Ces deux très beaux et fragiles personnages sont incarnés par les remarquables Céleste Brunnquell (LES ÉBLOUIS, EN THÉRAPIE…) & Quentin Dolmaire (TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE, OVNI((s)…) à qui le film doit beaucoup de sa singularité.

Vous l’aurez compris FIFI est un très joli 1er long métrage, délicat, lumineux et parfois mélancolique que l’on vous conseille de ne pas laisser passer pour cette sortie DVD/VOD

Bonus **
Scènes coupées (7mn)
4 scènes coupées (dont 3 autour d’une même séquence) composent le menu « Bonus » de ce DVD. Un peu court peut-être, surtout sans commentaire pour les accompagner, même si on prend néanmoins plaisir à partager un peu plus de temps avec le joli duo Céleste Brunnquell / Quentin Dolmaire.

Le + Cin’Écrans
Après avoir remporté le prix du meilleur film dans la sélection « Nouveaux réalisateurs » au Festival de San Sebastian 2022 avec son coréalisateur Paul Saintillan, Jeanne Aslan était au Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz de la même année pour y présenter ce premier long métrage.

L’occasion de questionner la cinéaste sur la genèse de ce film si personnel et sur les difficultés pour elle et son compagnon de jeu à imposer leur vision, leurs envies…

INTERVIEW JEANNE ASLAN

Saint-Jean-de-Luz tombe en amour pour Agnès Jaoui et décerne 3 prix à Dissidente

Saint-Jean-de-Luz tombe en amour pour Agnès Jaoui et décerne 3 prix à Dissidente

Initié et mené de mains de maitre, avec toujours beaucoup d’humour, par le passionné Patrick Fabre, le Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz fêtait cette année ses 10 ans.
Un festival pour lequel les années se suivent et se ressemblent sur au moins trois points…

– Son très bon esprit et sa convivialité qui en font l’un des événements les plus plaisants de la saison ciné.

– La qualité générale de sa programmation qui s’affirme de plus en plus éclectique et aventureuse chaque année (Merci qui ? Merci Patrick, évidement 😊 !)

– Son positionnement temporel en début d’automne qui lui apporte une saveur particulière, d’autant plus que cette année, public et festivaliers ont été irradiés par un soleil omniprésent. Une chaleur plaisante mais dont on n’est pas certain de devoir se réjouir, qui n’a pas empêché les salles d’être complètes, sur l’essentiel des séances.
Il faut vraiment dire, et toutes les équipes de films présentes l’ont souligné, que ce public vient non seulement en nombre, mais fait aussi preuve d’une belle curiosité sur tous les événements proposés tout au long de la semaine, tels que les master class d’Alex Beaupain et Agnès Jaoui ou la rencontre avec Thomas Bidegain.

S’il est impossible ici de détailler tous les excellents moments passés durant la semaine, voici en vrac, quelques souvenirs sur lesquels j’aurai, pour certains, le plaisir de revenir ces prochaines semaines…

Je me souviens de l’immense plaisir d’assister aux répétitions du concert d’Alex Beaupain puis de partager avec le public de la soirée d’ouverture, l’instant de grâce de son duo avec Agnès Jaoui sur « Avant la haine ».

Souvenir également de la belle complicité unissant tous les membres du jury autour de cette même Agnès Jaoui, présidente du jury, de la forte émotion provoquée par les témoignages d’amour et d’admiration des spectateurs de sa Masterclass à… Agnès Jaoui, encore et toujours !

Je me souviens également du plaisir de retrouver pour des sujets/interviews à venir des talents comme… Agnès Jaoui, Sarah Suco, William Lebghil, Alysson Paradis, Thierry Klifa, Bryan Marciano & Valérie Lemercier, Thomas Bidegain, Julien Carpentier, Massimo Riggi, Hugo Becker
Celui d’échanger pour la première fois avec des réalisateurs.trices passionné.es, à propos de leurs premiers courts ou longs métrages. Sans oublier la magnifique et très touchante complicité d’Emmanuelle Devos & Raphaël Thierry, les deux principaux interprètes de L’HOMME D’ARGILE, le troublant premier long-métrage d’Anaïs Tellenne.

Souvenir enfin, d’avoir fait de belles découvertes avec l’envie de partager très prochainement mon plaisir de spectateur.
Je citerais plus particulièrement, parmi les films que ne n’ai pas encore évoqués, le formidable JE NE SUIS PAS UN HÉROS de Rudy Milstein, le puissant DISSIDENTE (3 fois récompensé) de Pier-Philippe Chevigny, le troublant QUITTER LA NUIT de Delphine Girard, le bouleversant NOUVEAU MONDE de Vincent Capello, le très attachant PATERNEL de Ronan Tronchot, la réjouissante comédie d’Ann Sirot et Raphaël Balboni LE SYNDRÔME DES AMOURS PASSÉES ou bien encore l’excellent court-métrage UN BON GARÇON (3 prix lui aussi) de Paul Vincent de Lestrade, que l’on retrouvera très certainement d’ici quelque temps en compétition à Saint-Jean-de-Luz avec son premier long. C’est en tous cas, tout le bien qu’on lui souhaite.

En attendant, découvrez ci-dessous le palmarès complet de cette très belle édition qui s’est achevée avec la projection en avant-première du remarquable premier long-métrage de Julien Carpentier avec William Lebghil et Agnès Jaoui, décidément incontournable cette années à St Jean.

PALMARÈS COMPLET

Le jury présidé par Agnès Jaoui et composé de Sarah Suco, Alysson Paradis, Guillaume de Tonquédec et William Lebghil a décerné les prix suivants :

Grand Prix parrainé par Blue Efficience
DISSIDENTE de Pier-Philippe Chevigny

Une mention spéciale a été attribuée à L’HOMME D’ARGILE d’Anaïs Tellenne

Prix d’Interprétation Masculine parrainé par le conseil départemental
Diego Murgia dans LES TROIS FANTASTIQUES de Michaël Dichter

Prix d’Interprétation Féminine parrainé par Joa Casino
Ariane Castellanos dans DISSIDENTE de Pier-Philippe Chevigny

Prix de la Mise en Scène
Nehir Tuna pour YURT

AUTRE PRIX LONGS MÉTRAGES

Prix du jury jeunes parrainé par Porosus
L’HOMME D’ARGILE d’Anaïs Tellenne

Prix du public parrainé par France TV
DISSIDENTE de Pier-Philippe Chevigny

PRIX SFCC de la critique
YURT
de Nehir Tuna

PRIX COURTS MÉTRAGES

Prix Vision d’avenir des exploitants – Court métrage
UN BON GARÇON de Paul Vincent de Lestrade

Prix du public – Court métrage
UN BON GARÇON
de Paul Vincent de Lestrade

Prix du jury jeune  – Court métrage
ASSOIFÉ
de Lisa Sallustio

Prix du jury – Court métrage
UN BON GARÇON de Paul Vincent de Lestrade

Prix Révélation Arda
Vladislav Botnaru
dans LES CORNEILLES BLANCHES de Denis Liakhov

Prix du producteur d’avenir
Yoan Scherb de Nolita Productions pour JE JOUE RODRIGUE (prix du public – Court-métrage 2022) de Johann Dionnet et MARTINGALE de Marthe Verdet, présenté cette année en compétition

ET BIENTÔT SUR CIN’ÉCRANS

Retrouvez prochainement sur Cin’Ecrans toutes les interviews (plus d’une trentaine en 6 jours) réalisées à l’occasion de cette très belle 10ème édition du festival…

J’en profite pour remercier infiniment Jeanne Billaud & Laurent Renard de m’avoir permis la réalisation de ces beaux et très nombreux entretiens, mis en image par FX Guihot 🙂

Fifi, entre charme et singularité

Fifi, entre charme et singularité

«C’est ça qui est bien au cinéma, c’est quand il y a un peu de magie ! » Jeanne Aslan

FIFI

Nancy, début de l’été… et Sophie, dite Fifi, 15 ans, est coincée dans son HLM dans une ambiance familiale chaotique. Quand elle croise par hasard son ancienne amie Jade, sur le point de partir en vacances, Fifi prend en douce les clefs de sa jolie maison du centre-ville désertée pour l’été.

FIFI est le récit de la rencontre entre deux êtres solitaires mais terriblement attachants, mais aussi un film sur la difficulté de cohabitation entre deux univers socioculturels très différents, pour ne pas dire opposés.
A mi-chemin entre comédie et chronique sociale, ce premier film doux et plein de charme n’impose rien à ses spectateurs. A chacun de faire, ou non, une partie du chemin avec Fifi & Stéphane qui se cherchent sans forcément toujours se trouver.

«Quand on a des comédiens comme ça, c’est hyper rassurant ! » Jeanne Aslan

Ces deux très beaux et fragiles personnages sont incarnés par les remarquables Céleste Brunnquell  (LES ÉBLOUIS, EN THÉRAPIE…) & Quentin Dolmaire (TROIS SOUVENIRS DE MA JEUNESSE, OVNI((s)…) à qui le film doit beaucoup de sa singularité.
Vous l’aurez compris FIFI est un très joli 1er long métrage, délicat, lumineux et parfois mélancolique que l’on vous conseille de ne pas laisser passer.  

Quelques semaines après avoir remporté le prix du meilleur film dans la sélection « Nouveaux réalisateurs » Jeanne Aslan était au Festival international du film de Saint Jean de Luz, en octobre dernier pour y présenter ce premier long métrage qu’elle a coréalisé avec Paul Saintillan.
L’occasion de questionner la cinéaste sur la genèse de ce film si personnel et sur les difficultés pour elle et son compagnon de jeu  à imposer leur vision, leurs envies…

FIFI
Un film de Jeanne Aslan, Paul Saintillan
Scénario de Jeanne Aslan, Paul Saintillan
Avec Céleste Brunnquell, Quentin Dolmaire, Ilan Schermann…
Comédie dramatique – 1h48 – France
Sortie en salles le 14 juin 2023

INTERVIEW JEANNE ASLAN

Les deux couillons se font une comédie romantique … en DVD

Les deux couillons se font une comédie romantique … en DVD

UNE COMÉDIE ROMANTIQUE

Comédie – Romance – 2022 – 1H34 – France
Réalisation : Thibault Segouin
Scénario : Thibault Segouin
Distribution : Alex Lutz, Golshifteh Farahani, Olivier Chantreau, Lucie Debay, Slimane Dazy, Tchéky Karyo, Alexandra Roth…

Sorti en salles le 16 novembre 2022

Disponible en DVD & VOD le 5 avril 2023 – M6 Vidéo
16/9 – Français 5.1

Le pitch
Après avoir disparu du jour au lendemain, César réapparaît dans la vie de Salomé et découvre qu’il est le père d’une petite fille de 3 ans. Cette fois, il va tout faire pour être à la hauteur de leur histoire.

Le film ****
Avec ce premier long-métrage Thibault Segouin affiche clairement la couleur et assume pleinement le ton très « feel good » de son film.

Non seulement, il n’y a pas tromperie sur la marchandise mais surtout la (bonne) surprise est au rendez-vous de cette œuvre légère, en forme de déclaration d’amour au cinéma et à Montmartre.
UNE COMÉDIE ROMANTIQUE est un film très coloré, aux accents « pop » qui laisse toute leur place aux doux rêveurs, aux utopistes, mais aussi à celles et ceux qui « subissent » parfois leur inconséquence !  Le personnage de César est à ce titre, réjouissant et touchant de mauvaise foi…

Ajoutons que l’on tombe immédiatement, et avec délice, sous le charme du couple très « chien et chat » que forment Golshifteh Farahani et Alex Lutz. Les deux comédiens apportent au film leur belle énergie et leur subtilité de jeu.

Il faut aussi absolument citer leurs principaux partenaires, Olivier Chantreau, Lucie Debay, Tchéky Karyo, Slimane Dazy & Alexandra Roth, sans oublier François Villevieille (violoniste, compositeur et ex-membre de l’excellent groupe Pop « Éléphant ») qui a entièrement imaginé et composé la  bande originale du film.

Une BO qui participe pleinement à la belle réussite d’UNE COMÉDIE ROMANTIQUE qui, avec ses ruptures de tons bienvenues, distille un agréable parfum de fantaisie, de douceur et de poésie. Autant dire que ça fait un bien fou par les temps qui courent…

Bonus ***
Court métrage – LES DEUX COUILLONS de Thibault Segouin

Excellente initiative pour M6 Vidéo de nous proposer en bonus LES DEUX COUILLONS, formidable court-métrage réalisé en 2020 par Thibault Segouin. L’histoire de deux frères qui ont pris des chemins différents l’un à Paris, l’autre à Rennes qui partent, le temps d’un week-end, à la recherche de leur père qui a disparu subitement.

On retrouve déjà dans ce court-métrage, les prémices du premier long de son réalisateur.
Tout ce qui fait le charme et le sel d’UNE COMÉDIE ROMANTIQUE est en grande partie dans LES DEUX COUILLONS dont un sens inné de l’écriture, des dialogues, du rythme et du montage.
Le film qui se révèle tour à tour drôle et touchant est aussi l’occasion de saluer le talent de Sébastien Chassagne et Olivier Chantreau (remarquable aussi dans UNE COMÉDIE ROMANTIQUE), deux excellents comédiens, qui mériteraient grandement qu’on leur écrive de grands et beaux premiers rôles…

Le Plus Cin’Écrans
En juillet dernier, c’est du côté de La Baule et de son Festival cinéma et musique de film que je croisais pour la première fois, le très enthousiaste Thibault Segouin pour évoquer ce premier long et ses envies.

Le jeune cinéaste s’est attelé à l’écriture d’un drame familial qu’il aimerait tourner l’été prochain.

Parallèlement à ce projet personnel, et celui d’une série, Thibault a également écrit le second film d’un de ses amis, Hugo P. Thomas. Un jeune réalisateur, dont JUNIORS, un teen movie avec Vanessa Paradis (tourné en même temps qu’UNE COMÉDIE ROMANTIQUE) sortira en salles le 26 juillet prochain.

Dans la foulée de la rencontre avec Thibault Segouin, c’est avec son compositeur François Villevielle que nous avons parlé de leur complicité, de leurs précédentes collaborations et de leur complicité qui aboutit à la création de cette très belle bande originale d’UNE COMÉDIE ROMANTIQUE.

Quelques mois plus tard, c’est avec Alex Lutz que nous avions rendez-vous au Festival international du film de Saint-Jean de Luz pour parler d’amitié de musique et de comédie romantique…

Découvrez ci-dessous les deux sujets produits à cette occasion…

INTERVIEW THIBAULT SEGOUIN & ALEX LUTZ

INTERVIEW “BANDE ORIGINALE” FRANÇOIS VILLEVIEILLE, THIBAULT SEGOUIN & ALEX LUTZ

Ouverture de la maison close…

Ouverture de la maison close…

LA MAISON

Drame – France – 2022 – 1h29
Réalisation : Anissa Bonnefont
Scénario : Anissa Bonnefont & Diastème d’après l’œuvre d’Emma Becker
Distribution : Ana Girardot, Aure Atika, Rossy de Palma, Yannick Renier, Philippe Rebbot, Gina Jimenez, Nikita Bellucci, Lucas Englander…

Sorti en salles le 16 novembre 2022

Disponible en DVD & VOD le 22 mars 2023 – Esc Distribution
16/9 – Français 5.1

Pour écrire son nouveau livre, Emma décide de se faire engager comme prostituée dans une maison close à Berlin…

Le film **
Librement adapté par Anissa Bonnefond et Diastème du roman d’Emma Becker, LA MAISON est un film audacieux, à l’image de son personnage principal, une jeune femme qui assume parfaitement un désir physique et intellectuel mais qui pose question : Est-elle réellement entrée au bordel pour écrire son livre ou l’écriture n’a-t-elle été qu’un prétexte pour vivre cette expérience-là ?
Si la description des relations entre les filles de la « maison » s’avère parfois cinglante, drôle ou touchante, l’enchainement des séquences avec les clients s’avèrent plus répétitives et pesantes, à une ou deux exceptions près.  
Après avoir signé deux documentaires très remarqués, NADIA et WONDERBOY OLIVIER ROUSTEING, NÉ SOUS X, Anissa Bonnefond s’essaie donc, avec fougue, à la fiction avec LA MAISON, un film cru, déstabilisant par son propos mais aussi parfois maladroit et inégal dans son récit.
On n’en reste pas moins bluffé par la prestation d’Ana Girardot qui prouve ici avec le personnage d’Emma qu’elle n’a pas froid aux yeux et que son talent reste pour le moment encore trop peu « exploité » au cinéma. Merci donc à Anissa Bonnefond de lui avoir offert cette partition osée mais payante.

Aucun Bonus

Le + Cin’Écrans
Pour en savoir plus sur LA MAISON, je vous invite à découvrir l’interview d’Anissa Bonnefond, Ana Girardot et Aure Atika, rencontrées en octobre dernier à l’occasion de la sélection de LA MAISON au Festival International du film de Saint-Jean de Luz.

INTERVIEW ANISSA BONNEFOND, ANA GIRARDOT & AURE ATIKA