PROJET DERNIÈRE CHANCE (Project Hail Mary)
Un film de Phil Lord & Christopher Miller
Scénario de Drew Goddard d’après l’œuvre d’Andy Weir
Avec Ryan Gosling, Sandra Hüller, James Ortiz, Milana Vayntrub, Lionel Boyce, Ken Leung, Liz Kingsman…
Science-Fiction, Aventure, Action – 2025 – États-Unis – 2h37
Sortie en salles le 18 mars 2026
L’histoire
Ryland Grace, professeur de sciences, se réveille seul à bord d’un vaisseau spatial, à des années-lumière de la Terre, sans aucun souvenir de son identité ni des raisons de sa présence à bord. Peu à peu, sa mémoire lui revient, et il comprend l’enjeu de sa mission : résoudre l’énigme de la mystérieuse substance qui cause l’extinction du Soleil. Pour tenter de sauver l’humanité, il va devoir faire appel à ses connaissances scientifiques et à des idées peu conventionnelles … Mais une amitié inattendue pourrait bien l’aider à ne pas affronter cette mission tout seul.
L’AVIS CIN’ÉCRANS ****1/2
Excellente surprise que 5em long du tandem Phil Lord/Christopher Miller qui avait disparu des radars ciné depuis LA GRANDE AVENTURE LEGO, que je n’avais pas, je le reconnais volontiers, eu la curiosité d’aller voir en 2014.
La réussite de PROJET DERNIÈRE CHANCE est telle qu’il me tarde désormais de m’offrir une séance de rattrapage de leur film d’animation…
Les deux réalisateurs ont laissé le soin à Drew Goddard d’adapter le roman homonyme de l’écrivain américain Andy Weir, également auteur de Seul sur mars, porté à l’écran par Ridley Scott en 2015.
Ils ont ainsi pu se consacrer totalement à l’ambitieuse et délicate mise en scène de PROJET DERNIÈRE CHANCE. Et, autant le dire, le résultat dépasse les espérances.
Voilà enfin un blockbuster quasi parfait, à la fois très spectaculaire et profondément intime, sur fond de questionnements politiques et existentiels.
PROJET DERNIÈRE CHANCE est un film qui mêle les genres avec maestria, science-fiction, comédie, émotion et merveilleux. Le tout avec une inventivité de tous les instants dans sa direction artistique.
On croyait pourtant avoir déjà tout vu en matière de vaisseaux spatiaux et d’exploitation de l’univers (de STAR WARS à GRAVITY, en passant par ALIEN ou INTERSTELLAR).
Ici, par la grâce d’un scénario original et malin, les cinéastes nous convient à magnifique voyage dans l’espace-temps, sur fond de décors magiques et d’une somptueuse et très inattendue bande originale signée du compositeur britannique Daniel Pemberton. Une BO qui ne surligne en aucun cas l’action mais qui transcende magistralement certaines séquences à haute teneur en émotion.
Ryan Gosling livre ici une remarquable performance en étant seul à l’écran une grande partie du temps, même si l’on a grand plaisir à y retrouver également pour quelques séquences marquantes, l’excellente interprète d’ANATOMIE D’UNE CHUTE, Sandra Hüller.
Le jeu tout en nuance et en distance ironique de Ryan Gosling sied à merveille le propos de ce film porté par un humour surprenant et bienvenu avec ses références et nombreux clins d’œil, entre autres à E.T ou même Meryl Streep.
Mais surtout, le film nous procure de réelles et belles émotions à travers la relation puissante qui nait entre Ryland Grace & Rocky, la bouleversante et très déterminée entité extraterrestre.
Rares sont les films de plus de 2h30 que l’on a envie de revoir au plus vite. C’est le cas de ce PROJET DERNIÈRE CHANCE que je conseille plus que chaleureusement à toutes celles et tous ceux qui ont gardé, en eux, une part de leur enfance et de leur capacité à s’émerveiller.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
Rebuilding – Douce mélancolie au pays des cowboys
Avec la complicité de l’excellent Josh O’Connor, Max Walker-Silverman dresse avec douceur et subtilité le portrait d’une Amérique des laissés-pour-compte. Un film mélancolique, lumineux et apaisant !
Des preuves d’amour – Une marque de talent !
Avec ce récit subtil autour de la co-maternité de deux jeunes femmes, Alice Douard nous régale d’un premier long solaire et délicat, porté par son magnifique couple d’actrices Ella Rumpf et Monia Chokri.
L’Étranger de Camus selon Ozon
Librement adapté du roman d’Albert Camus, le 24e long-métrage de François Ozon est un pur film de mise en scène, transcendé par la beauté du noir et blanc et l’interprétation subtile de Benjamin Voisin.




