PARADISE
Un film de Jérémy Comte
Scénario de Jérémy Comte et Will Niava
Avec Daniel Atsu Hukporti, Joey Boivin-Desmeules, Evelyne de la Chenelière
Drame – Québec – 2026 – 1h33
Sortie en salles le 19 août 2026
L’histoire
Au Ghana, Kojo, adolescent marqué par la disparition de son père en mer, se rapproche des gangs de rue sans parvenir à combler le vide qu’il ressent. Pendant ce temps, au Québec, Tony, en quête de repères, s’interroge sur l’homme dont sa mère est amoureuse et qui pourrait être le père qu’il n’a jamais connu… Entre la lente déchéance de l’un et la recherche d’identité de l’autre, un lien insoupçonné se tisse, unissant les destins croisés de ces deux jeunes hommes que tout semble séparer.
L’AVIS CIN’ÉCRANS ***1/2
Ce premier long métrage, présenté à la Berlinale 2026 est signé du cinéaste québécois Jérémy Comte à qui l’on doit déjà quelques courts-métrages très remarqués, comme FAUVE en 2018.
Très ambitieux narrativement et formellement, PARADISE se déploie en trois chapitres.
Le film traite du choc Nord/Sud et des failles de la solitude contemporaine, à travers le récit palpitant et implacable d’une double quête de deux ados en perte de repères, financière pour l’un, familiale et identitaire pour l’autre.
Loin de se laisser emporter par une histoire d’arnaque en ligne aux sentiments qui aurait pu donner lieu à un excellent thriller social, le cinéaste a choisi un traitement moins évident, moins simpliste.
Jérémy Comte fait ainsi une totale confiance au spectateur en laissant libre cours à son imagination pour donner un sens au récit, notamment lors de la première partie du film.
Même si certains moments peuvent parfois paraître improbables, notamment dans l’alternance de séquences entre les deux continents, PARADISE constitue néanmoins une solide et intense proposition de cinéma, portée par une mise en scène affutée et un magnifique sens du cadre.
Ce goût très sûr du réalisateur pour la composition de l’image est transcendé par un magnifique travail effectué sur la lumière (mais aussi sur le son), très différente entre le Ghana et le Québec, apportant une dimension puissante et onirique au film.
Nul doute que l’on va désormais suivre le parcours de Jérémy Comte avec beaucoup d’attention.
En attendant, n’hésitez pas à découvrir PARADISE en salles.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
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