- NOMADLAND -
NOMADLAND de Chloé Zhao avec Frances McDormand, David Strathairn…
Drame – 2020 – 1H48
Sortie en salles le 23 juin 2021
Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade des temps modernes, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain.
NOMADLAND a obtenu de très nombreux prix ces derniers mois dont le Lion d’Or 2020 à Venise et 3 Oscars, ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation et de la meilleure actrice pour Frances McDormand.

3 bonnes raisons de voir ce film
1 / Avec ce 3eme long métrage après LES CHANSONS QUE MES FRERES M’ONT APPRISES et THE RIDER, et en attendant LES ETERNELS (le prochain Marvel), Chloé Zhao confirme qu’elle est bien l’immense réalisatrice que l’on pressentait. NOMADLAND, peinture cruelle d’une Amérique des laissés pour compte est une merveille de délicatesse et d’intelligence, à l’humanité débordante. Chloé Zhao raconte le déracinement, les blessures de la vie, l’aventure intérieure de ses protagonistes avec un mise en scène ample, inspirée et poétique qui ose les grands espaces.
Résultat, NOMADLAND est un magnifique écrin pour ce récit introspectif et souvent bouleversant.
2 / Frances McDormand, qui est à l’initiative du film, n’a pas volé son troisième Oscar de la meilleure actrice pour ce film, après ceux obtenus pour FARGO et 3 BILLBOARDS, LES PANNEAUX DE LA LIBERTE.
On oublie très, très vite l’immense comédienne qu’elle est pour ne voir que Fern, ses doutes, ses angoisses, mais aussi son sens de la vie.
L’actrice offre son corps, son intensité, son regard à cette femme seule, obligée à se réinventer, qui se bat au quotidien et survit grâce à des amitiés et des rencontres souvent furtives, mais tellement indispensables. Le prix de la liberté, sa liberté.
3 / Pour la douce mélancolie qui se dégage de la belle bande originale de Ludovico Einaudi, compositeur, entre autres, de la BO d’INTOUCHABLE.
Une partition qui épouse à merveille l’image remarquable du chef opérateur du film, Joshua James Richards, déjà à l’œuvre sur les deux premiers films de la réalisatrice et sur SEULE LA TERRE de Francis Lee.
Colocs de choc avec Hélène Vincent
Entre drame et comédie, le long métrage d’Élodie Lélu, transcendé par la composition subtile de la géniale Hélène Vincent, vaut bien mieux que son titre et son affiche. Un premier film inégal mais attachant !
Le deuxième acte, réjouissante autopsie du 7eme art par un drôle d’Oizo !
On n’arrête plus Quentin Dupieux ! Avec ce 3e film en moins d’un an, le réalisateur nous régale d’une réjouissante satire du monde du cinéma, avec la complicité d’acteurs visiblement ravis de servir des situations savoureuses et des dialogues jouissifs à souhait.
Comme un lundi… La boucle est bouclée ou presque !
La culture d’entreprise, très puissante au Japon, est mise à mal dans ce réjouissant 1er long métrage de Ryo Takebayashi, satire sociale, en forme de boucle temporelle pour des employés de bureau au bord du burn-out…




