THE UGLY (Folgul)
Un film de Yeon Sang-Ho
Scénario de Yeon Sang-Ho
Avec Park Jeong- Min, Kwon Hae-hyo, Shin Hyun Been, Im Seong-Jae, Han Ji-Hyeon…
Drame – Thriller – Corée du sud – 2025 – 1h42
Sortie en salles le 29 juillet 2026
L’histoire
Aveugle de naissance, un maître artisan, admiré pour la beauté des sceaux qu’il grave, vit reclus avec son fils unique. Mais cette paix vole en éclats lorsque les ossements de sa femme, disparue quarante ans plus tôt, sont découverts. Son fils entreprend alors de mener l’enquête sur ce passé. Cette quête de vérité va dévoiler de lourds secrets, de ceux qui touchent à la laideur humaine.
L’AVIS CIN’ÉCRANS ***1/2
3 mois à peine après avoir découvert COLONY, son excellent dernier film (sélectionné en séance de minuit à Cannes), déboule dans nos salles le précédent film de Yeon Sang-Ho, réalisé en 2025.
Avec THE UGLY, adapté de son propre roman graphique, le réalisateur sud-coréen abandonne la veine « zombiesque » de COLONY, DERNIER TRAIN POUR BUSAN et PENINSULA pour explorer la noirceur de l’être humain à travers le récit d’un éprouvant drame familial.
Le réalisateur qui nous avait habitué à des films survoltés et spectaculaires nous propose ici un long-métrage d’apparence plus dépouillé, axé sur une forte tension psychologique, mais tout aussi palpitant que ses précédents long-métrages.
Après les zombies, Yeon Sang-Ho s’attelle donc à montrer une autre forme de monstruosité, celle de l’âme humaine, à travers une terrible et secrète histoire de famille.
Il y explore le conformisme social d’une Corée du sud en plein essor industriel et dénonce habilement la tyrannie de la beauté qui règne dans son pays depuis des siècles.
Résultat, THE UGLY est une œuvre cruelle et glaçante à mi-chemin entre le thriller et la fable sociale portée par des interprètes impeccables à l’image de Park Jeong-min. L’acteur endosse avec beaucoup de subtilité un double rôle : celui d’un jeune artisan graveur dans les années 1970 et celui de son fils, plusieurs décennies plus tard.
Saluons enfin la place laissé au spectateur pour se faire son propre film, grâce à un scénario retors et une utilisation judicieuse du hors-champ.
Un bon conseil, laissez-vous porter, voire séduire, par ce film original et intimiste signé d’un réalisateur qui n’a sans doute pas fini de nous surprendre.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
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