LES REPENTIS
Drame – 2021 –1H55 – Espagne
Réalisation : Icíar Bollaín
Scénario : Icíar Bollaín et Isa Campo
Distribution : Blanca Portillo, Luis Tosar, Urko Olazabal…
Sorti en salles le 9 novembre 2022
Disponible en DVD & VOD, le 4 avril – Epicentre
2.39 – Espagnol ou français 2.0 ou 5.1 – Sous-titres français, anglais
Le pitch
L’histoire réelle de Maixabel Lasa, la veuve de Juan Maria Jauregui, un homme politique assassiné par l’organisation terroriste ETA en 2000. Onze ans plus tard, l’un des auteurs du crime qui purge sa peine en prison demande à la rencontrer, après avoir rompu ses liens avec le groupe terroriste.
Le film ****
Lauréat de 3 Goya (l’équivalent de nos César) dont celui de la meilleure actrice pour Blanca Portillo, LES REPENTIS est une très bonne surprise, un film que l’on n’attendait pas forcément et qui marque durablement par la force de son récit et l’intelligence de sa mise en scène.
A noter que la sortie printanière du DVD LES REPENTIS coïncide avec celle en salles du film de Jeanne Herry, JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES, consacré à la justice restaurative. Deux films qui traitent, d’une certaine manière un même et passionnant sujet.
La réalisatrice de NE DIS RIEN et MÊME LA PLUIE signe avec LES REPENTIS un puissant long métrage politique autour de thématiques et de questions comme celles du remord et du pardon.
Le film qui n’est jamais manichéen et donc pas toujours confortable, interroge tout autant le spectateur que ses personnages principaux. Il décrit ainsi le parcours, la réflexion permanente et parfois contradictoire d’une femme dont le mari a été assassiné et celui de terroristes qui ont la volonté de dialoguer avec les proches des victimes pour que chacun.e puisse éventuellement trouver une forme d’apaisement.
Tout comme celui de Jeanne Herry, ce film subtil d’Icíar Bollaín apporte donc une vraie note d’espoir dans un monde qui nous en offre trop peu. Encore faut-il pouvoir la saisir…
Bonus ****
Entretien avec la réalisatrice
Entretien avec Maixabel Lasa
Bio-filmographie / Galerie photos / Bande annonce
Hormis les dispensables galeries photo et filmographie de la réalisatrice, deux courtes mais passionnantes interviews sont proposées ici : Celle de la réalisatrice Icíar Bollaín et celle de Maixabel Lasa dont l’histoire a inspiré le film.
On y apprend, entre autres que les deux principaux comédiens Blanca Portillo et Luis Tosar ne se sont pas rencontrés avant le début du tournage (chacun répétant séparément avec la réalisatrice), renforçant ainsi la puissance d’échanges de leurs personnages.
Icíar Bollaín tenait à être très respectueuse de la vérité et avait donc sur les épaules une responsabilité toute particulière dans ses choix de récit et ses partis-pris de mise en scène. La réalisatrice nous confirme ainsi qu’elle a tourné les deux principales séquences de rencontre entre les personnages de Maixabel Lasa et Ibon Etxezarreta, en de longs plans séquences respectant ainsi les pauses et silences de ses deux protagonistes.
Quant à Maixabel Lasa qui a inspiré le film, elle est devenue, peu après la mort de son mari, directrice du bureau des victimes du terrorisme au Pays basque durant 10 ans. Cette femme forte profite de cet entretien pour valider pleinement le film d’Icíar Bollaín, dont elle connaissait déjà le travail, ainsi que le choix de Blanca Portillo pour incarner son histoire à l’écran. Elle nous apprend également qu’elle a assisté en partie au tournage et même fait une apparition au cours de la scène finale du film, celle de l’hommage à son mari.
On imagine à quel point le tournage d’une telle séquence devait être chargé en émotion pour elle et pour toute l’équipe du film.
Incroyable mais vrai… Quentin Dupieux continue de nous régaler !
Avec ses situations surréalistes et ses dialogues improbables proférés par un quatuor de comédiens en très grande forme, cette comédie loufoque de Quentin Dupieux devrait vous faire patienter jusqu’à la sortie de Daaaaaali ! dont le réalisateur vient d’achever le tournage !
Fall, tombées de haut !
Extrêmement bien réalisé, ce thriller psychologique et malin prend rapidement des allures de huis clos angoissant à ciel ouvert. Cin’Ecrans vous met au défi de ne pas avoir le vertige devant la mésaventure de ces deux copines perchées à plus de 600 mètres du sol…
Bernard Blier, Seul dans la nuit…
Un film de 1945 qui se balade avec une certaine audace entre polar, comédie et film musical. Son réalisateur y pose un regard inédit sur le monde de la radio – télévision au sortir de la guerre et nous offre l’occasion de retrouver avec plaisir l’excellent Bernard Blier.




