EVOLUTION
Drame – 2022 – 1h33 – Hongrie
Réalisation : Kornél Mundruczó
Scénario : Kata Wéber
Distribution : Lili Monori, Annamária Láng, Goya Rego, Padmé Hamdemir, Jule Böwe…
Sorti en salles le 18 mai 2022
Disponible en VOD et DVD chez Blaq Out
SPÉCIFICITÉS DVD
Image : 4/3 1.33 :1
Audio : hongrois et allemand – Dolby Audio-DD 5.1 et 2.0
Sous titres : Français
Le pitch
D’un souvenir fantasmé de la Seconde Guerre Mondiale au Berlin contemporain, Evolution suit trois générations d’une famille marquée par l’Histoire. La douleur d’Eva, l’enfant miraculée des camps, se transmet à sa fille Lena, puis à son petit-fils, Jonas. Jusqu’à ce que celui-ci brise, d’un geste d’amour, la mécanique du traumatisme.
L’avis Cin’Ecrans
Présenté au Festival de Cannes en 2021 dans le cadre de la sélection Cannes Première, EVOLUTION est le 8ème long métrage pour le cinéma du réalisateur hongrois Kornél Mundruczó. Un cinéaste singulier aux univers et partis pris très marqués dont les images sont souvent très puissantes et marquantes même si le propos se révèle toujours extrêmement noir.
On se souvient notamment de deux autres films passés par le Festival de Cannes, WHITE DOG (2014) où des chiens errants se révoltent contre les hommes ou de LA LUNE DE JUPITER (2017), histoire d’un migrant qui possède le pouvoir de léviter. Deux films au symbolisme fantastique que le réalisateur a laissé de côté pour ce projet plus ancré dans le réel.
Avec EVOLUTION, Kornél Mundruczó nous livre un récit scindé en 3 chapitres très distincts autour des crimes de l’Holocauste et de leurs conséquences à travers le parcours des membres d’une même famille sur 3 générations.
Les 3 plans séquences qui constituent le film, font preuve d’une très grande virtuosité de mise en scène. Mais c’est sans aucun doute le segment d’ouverture d’EVOLUTION, d’un réalisme cauchemardesque qui restera le plus marquant avec des images qui ne sont pas sans évoquer celles du film de László Nemes, LE FILS DE SAUL (Grand prix du Festival de Cannes 2015).
EVOLUTION n’est pas un film aimable ni même un agréable moment de cinéma. Mais avec cette œuvre ambitieuse qui dérange et bouscule le spectateur, Kornél Mundruczó qui est passé en 2021 par Netflix avec son premier film américain, PIECES OF A WOMAN, prouve qu’il est un important metteur en scène et que ses films ont toute leur place sur le grand écran.
Pas de bonus
L’été dernier… Désir(s) coupable(s)
Avec ce récit d’un amour dévorant et destructeur entre une mère de famille et son beau-fils adolescent, Catherine Breillat nous offre une œuvre intense et inconfortable. Un film sulfureux porté par son remarquable duo d’interprètes Léa Drucker et la révélation Samuel Kircher.
La fiancée du poète – Yolande et ses joyeux faussaires
Avec cette troisième réalisation, Yolande Moreau nous régale devant et derrière la caméra d’une œuvre singulière et enchanteresse portée par un casting 5 étoiles.
Un film joyeusement mélancolique que vous pouvez d’ores et déjà revoir chez vous. Ne vous en privez pas !
Le voyeur, toujours fascinant et dérangeant !
Avec LE VOYEUR, Michael Powell signait il y a plus de 60 ans une œuvre étonnante en forme de réflexion sur la violence et sa représentation au cinéma. Un film complexe mais passionnant qu’il s’agit de redécouvrir aujourd’hui dans une superbe version restaurée.




