MON CRIME
Comédie – 2023 – 1H43 (Blu-ray) 1H39 (DVD) – France/Belgique
Réalisation : François Ozon
Scénario : François Ozon & Philippe Piazzo d’après la pièce de Georges Berr & Louis Verneuil
Distribution : Nadia Tereszkiewicz, Rebecca Marder, Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, Dany Boon, André Dussolier…
Sorti en salles le 8 mars 2023
Disponible en Blu-ray – double DVD & VOD le 12 juillet 2023 – Gaumont
16/9 – 2.39 :1 –Français 5.1 et 2.0 – Sous-titres français pour sourds et malentendants – Audiodescription Français 2.0
Le pitch
Dans les années 30 à Paris, Madeleine Verdier, jeune et jolie actrice sans le sou et sans talent, est accusée du meurtre d’un célèbre producteur. Aidée de sa meilleure amie Pauline, jeune avocate au chômage, elle est acquittée pour légitime défense. Commence alors une nouvelle vie, faite de gloire et de succès, jusqu’à ce que la vérité éclate au grand jour…
Le film ****
Avec ce 22e long métrage, François Ozon retrouve ce ton de la comédie qui lui a si bien réussi par le passé avec des films comme POTICHE ou 8 FEMMES.
Très librement adapté de Mon crime, une pièce de théâtre de 1934, dont le réalisateur a néanmoins conservé le contexte historique et politique, le film pointe des préoccupations très contemporaines comme les rapports de pouvoir, le poids du patriarcat ou bien encore la sororité.
Rien dans ce film, qui assume parfaitement sa part de théâtralité, n’est empesé, voire ampoulé.
Avec MON CRIME François Ozon nous régale d’une comédie tendre et féroce, aux dialogues enlevés et dont l’esprit virevoltant n’est pas sans rappeler ces fameuses screwball comedy (comédies loufoques) qui ont fait les beaux jours du cinéma hollywoodien avec des films comme CERTAINS L’AIMENT CHAUD (1959) de Billy Wilder, L’IMPOSSIBLE MONSIEUR BÉBÉ (1938) d’Howard Hawks, THE SHOP AROUND THE CORNER (1945) de Ernst Lubitsch, ou bien encore CETTE SACRÉ VÉRITÉ (1937) de leo McCarey.
Il faut dire que le cinéaste est particulièrement bien épaulé par un casting 5 étoiles, à commencer par Nadia Tereszkiewicz et Rebecca Marder, très complices et complémentaires dans le jeu et dont on sent parfaitement à quel point elles se sont amusées à créer leurs personnages.
Saluons l’audace de François Ozon d’avoir offert à ces deux jeunes, mais déjà brillantes, comédiennes, des partenaires solides comme Isabelle Huppert, Fabrice Luchini, Dany Boon ou André Dussolier, qui composent, eux aussi et avec gourmandise, des personnages réjouissants, hauts en couleurs.
Ajoutez à cela, le soin particulier apporté aux décors, aux costumes, à la musique et vous obtenez une savoureuse comédie populaire (le film a rassemblé plus d’un million de spectateurs) et bien moins anodine ou désuète que ne laissait présager son point de départ.
Bonus ****
Making of (90mn)
Entretien avec François Ozon, Nadia Tereszkiewicz et Rebecca Marder (16mn)
Essais costumes et lumières (6mn)
Projet d’affiches : diaporama en musique (3mn)
Bêtisier (19mn)
9 scènes coupées (5mn)
Bande-annonce
Rares sont les films français à être accompagnés d’autant de bonus. Saluons donc Gaumont, son éditeur, de régaler à ce point.
Pour l’anecdote, dans le très complet making of du film, quand Nadia Tereszkiewicz s’étonne d’être « encore » filmée à distance pour un bonus qui, selon elle, n’intéressera pas grand monde, François Ozon lui répond, non sans humour, qu’au contraire, les spectateurs sont friands de ce type de document… Et on ne peut qu’approuver avec un contenu aussi riche et d’une telle honnêteté.
En effet, on y découvre à la fois l’envers parfois glamour du décor mais aussi les difficultés rencontrées au quotidien et le caractère bien trempé de son réalisateur qui ne se montre pas toujours sur son meilleur jour. Son exigence et son intransigeance sont toutefois largement tempérées par l’amour indéfectible de François Ozon pour son tournage et surtout pour ses comédiens et comédiennes qui le lui rendent bien.
La complicité entre le metteur en scène et ses deux principales comédiennes est tout aussi palpable dans l’entretien croisé également proposé en bonus.
Si l’on reste un peu sur notre faim avec les scènes coupées qui auraient, peut-être, mérité un mot d’explication du réalisateur, on est séduit par le diaporama présentant les très nombreux projets d’affiche imaginées pour la sortie du film en salles.
Reste enfin, le bêtisier qui ressemble plutôt à un condensé de prises de différentes séquences. Un document à la fois passionnant sur le travail, parfois compliqué des acteurs, mais aussi presque malaisant, tant les difficultés rencontrées par des talents aussi chevronnés que Fabrice Luchini ou Isabelle Huppert, étonnent.
On est surpris de découvrir ces images rares et déstabilisantes que l’on sait gré néanmoins à ses protagonistes d’avoir accepté de les montrer.
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