LES CAPRICES DE L’ENFANT ROI
Un film de Michel Leclerc
Scénario de Michel Leclerc & Baya Kasmi, sur une idée d’Alexandre Castagnetti
Avec Artus, Julia Piaton, Nemo Schiffman, Niels Hamel-Brochen, Franck Dubosc, Doria Tillier, Suzanne de Baecque, Xavier Robic…
Comédie – Aventure – France – 2026 – 1h54
Sortie en salles le 24 juin 2026
L’histoire
1651. Louis (pas encore XIV) est un jeune adolescent. Alors que la Fronde menace, sa mère Anne d’Autriche décide d’exfiltrer son fils pour le mettre à l’abri et le remplace par un sosie. Louis est confié par D’Artagnan à Cyrano de Bergerac qui le cache au sein de la troupe de théâtre de Madeleine Béjart et Molière. Tandis que Madeleine et Cyrano se découvrent une passion commune pour le jeune Molière, Louis découvre la vie et ses plaisirs, l’art et le travail, le courage et la stratégie, tout ce qui fera de lui le Roi Soleil.
L’AVIS CIN’ÉCRANS ***1/2
« Cette histoire est rigoureusement vraie sauf pour les historiens » C’est par cet avertissement amusé que s’ouvre le nouveau film de Michel Leclerc, présenté au Cinéma de la plage lors de la dernière édition du Festival de Cannes. Et pour cause, LES CAPRICES DE L’ENFANT ROI joue le jeu délibéré de l’anachronisme littéraire et de la pure fantaisie historique.
Avec ce 8eme long métrage de fiction pour le cinéma, le réalisateur de LA LUTTE DES CLASSES et LE NOM DES GENS, s’essaie donc pour la première fois, et avec un certain succès au film de cape et d’épée, à la manière des comédies d’aventures réalisées par des cinéastes comme Philippe de Broca (CARTOUCHE, LE BOSSU) ou Jean-Paul Rappeneau (LES MARIÉS DE L’AN DEUX).
Si l’on est loin dans la forme de ses comédies contemporaines, on retrouve dans LES CAPRICES DE L’ENFANT ROI, l’intérêt de Michel Leclerc à ausculter les rapports de classe et son goût du collectif qu’il célèbre cette fois ci à travers le quotidien d’une joyeuse troupe de théâtre itinérante.
C’est d’ailleurs à travers l’art et la vie de cette troupe que le jeune futur souverain hautain et capricieux fait son apprentissage de la vie, du travail et de l’empathie.
Comme toujours, on soulignera le talent d’écriture du réalisateur et de sa fidèle et talentueuse complice Baya Kasmi, ainsi qu’un sens affuté des dialogues qui claquent.
Des dialogues truffés de références contemporaines qui sont défendus avec fougue par des interprètes tous convaincants.
Artus apporte sa bonhommie et sa verve au personnage de Cyrano. L’excellente Julia Piaton et le trop rare Nemo Schiffman nous régalent de leur belle énergie et d’une complicité amoureuse contrariée. De son côté, le jeune Niels Hamel-Brochen se sort avec les honneurs du rôle de l’enfant roi Louis XIV, adolescent arrogant qui va s’humaniser en découvrant la « vraie vie » auprès de sa famille de théâtre.
Quant à Franck Dubosc, il s’amuse comme un fou en composant un d’Artagnan fourbe et quelque peu usé.
Vous l’aurez compris, il n’est pas interdit, bien au contraire, de prendre du plaisir à cette comédie historique à condition de ne pas jouer les puristes de la grande histoire.
Alors, certes, les 1h54 du film peuvent paraître un peu excessives, mais saluons le pari réussi de Michel Leclerc de nous offrir une fable d’apprentissage joyeuse, colorée et un pur divertissement familial.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
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