« C’est parce que mon père est mort que j’ai pu faire ce film ! » Alain Ughetto
Début du XXe siècle, dans le nord de l’Italie, à Ughettera, berceau de la famille Ughetto. La vie dans cette région étant devenue très difficile, les Ughetto rêvent de tout recommencer à l’étranger. Selon la légende, Luigi Ughetto traverse alors les Alpes et entame une nouvelle vie en France, changeant à jamais le destin de sa famille tant aimée. Son petit-fils retrace ici leur histoire.
Récompensé par deux fois au Festival du film d’animation d’Annecy (Prix du jury et Prix de la fondation Gan), le second long métrage d’Alain Ughetto est l’œuvre d’un cinéaste qui sait prendre son temps puisqu’INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS débarque dans nos salles quasiment 10 ans après JASMINE, son premier long.
Il faut dire que le temps de l’animation n’est pas tout à fait le même que celui de la fiction en prise de vue réelle, d’autant qu’ici, on est dans l’humain et le bricolé maison (et ce n’est pas du tout péjoratif) avec ces superbes décors en carton-pâte nés de la belle imagination du cinéaste et son équipe.
Toujours est-il que le jeu en valait la chandelle et on ne peut que vous conseiller ce voyage poético-réaliste dans le passé des grands-parents du réalisateur et de ces migrants auxquels Alain Ughetto rend un bel hommage.
En donnant vie à ses personnages animés en Stop motion, Alain Ughetto parvient avec beaucoup d’intelligence à faire de cette histoire très personnelle, empreinte de douleur, un récit de transmission lumineux sur fond de solidarité et de fraternité. Du bel ouvrage artisanal à encourager sans tarder.
« Ce serait bien que les brocolis soient des arbres… C’est un peu particulier quoi ! » Alain Ughetto
C’est dans le cadre du Festival du film d’histoire de Pessac que s’est organisée cette rencontre avec un cinéaste humble et heureux de nous conter un pan de l’histoire de sa famille, un pan d’histoire… tout simplement !
INTERVIEW ALAIN UGHETTO
L’innocence retrouvée et bouleversante de Hirokazu Kore-Eda
L’innocence d’Hirokazu Kore-Eda est un film profondément délicat, subtil et bouleversant, l’un des plus beaux de 2023. Une nouvelle pièce maitresse dans l’œuvre du cinéaste japonais, aux côtés de Tel père, tel fils ou Une affaire de famille.
Les trois fantastiques, premier film poignant et captivant !
Véritable coup de cœur pour le premier long-métrage de Michaël Dichter, récit du passage de l’enfance insouciante aux désillusions de l’adolescence. Un film porté par de jeune acteurs remarquables et les non moins excellents Raphaël Quenard et Emmanuelle Bercot.
Comme un lundi… La boucle est bouclée ou presque !
La culture d’entreprise, très puissante au Japon, est mise à mal dans ce réjouissant 1er long métrage de Ryo Takebayashi, satire sociale, en forme de boucle temporelle pour des employés de bureau au bord du burn-out…




