AS BESTAS
Un film de Rodrigo Sorogoyen
Scénario d’Isabel Peña & Rodrigo Sorogoyen
Avec Marina Foïs, Denis Ménochet, Luis Zahera, Diego Anido, Marie Colomb…
Drame – Thriller – 2H17 – Espagne
Sortie en salles le 20 juillet 2022
Antoine et Olga, un couple de Français, sont installés depuis longtemps dans un petit village de Galice. Ils ont une ferme et restaurent des maisons abandonnées pour faciliter le repeuplement. Tout devrait être idyllique mais un grave conflit avec leurs voisins fait monter la tension jusqu’à l’irréparable…

3 bonnes raisons de voir ce film
1/ QUE DIOS NOS PERDONE, EL REINO, MADRE et désormais AS BESTAS ! Rares sont les metteurs en scène à aligner un tel sans faute ! Rodrigo Sorogoyen qui laissait déjà la concurrence sur place en 2016 avec son premier long métrage, le thriller poisseux QUE DIOS NOS PERDONE et qui n’avait pas déçu avec ses deux films suivants, signe pourtant, sans aucun doute son meilleur film avec AS BESTAS. On en veut pour preuve sa magistrale et très intrigante séquence d’ouverture. Du grand art !
A l’image de ses deux principaux protagonistes magistralement incarnés par Marina Foïs et Denis Ménochet, le spectateur est pris au piège d’un scénario retors et d’une mise en scène d’une intelligence rare. Avec une incroyable économie d’effets, Le réalisateur espagnol n’a pas son pareil pour instaurer le malaise le plus profond en quelques secondes. On ressort d’AS BESTAS tendu comme jamais, mais avec le sentiment d’avoir vu un très grand film sur la peur de l’autre et sur la terreur mentale, un futur classique. Et une certitude, en 4 longs métrages, Rodrigo Sorogoyen s’est imposé comme l’un des réalisateurs les plus excitants du moment, un des très grands de notre temps. Vivement son prochain film !
2/ Incontournables en salles cet été Marina Foïs (EN ROUE LIBRE, L’ANNÉE DU REQUIN) et Denis Ménochet (Enorme aussi dans PETER VON KANT) trouvent avec AS BESTAS l’occasion de prouver, si besoin était, à quel point leur talent est immense. Les deux comédiens qui tournaient ensemble pour la première fois, sont tous deux impressionnants d’intensité et sidérants de sincérité.
Le film regorge de séquences où les deux comédiens sont réellement impressionnants ! La performance est d’autant plus remarquable que Luis Zahera & Diego Anido, les deux interprètes des frangins voisins, à qui ils donnent la réplique sont eux aussi particulièrement bluffant (et inquiétants).
3/ Et s’il fallait encore une bonne raison d’aller voir en salles AS BESTAS, sachez que sous ses airs de thriller montagnard implacable, le film fait le portrait, anxiogène à souhait, d’une société gangrénée par une xénophobie galopante. Et il le fait avec une maitrise technique de tous les instants, une gestion du timing implacable et un sens unique de l’ellipse.
Leviticus – Faux-semblants horrifiques
Sur fond de romance gay, ce premier long métrage australien dénonce l’aberration que constituent les thérapies de conversion. Cette fable horrifique très efficace, portée par une mise en scène inspirée, mérite largement le détour.
Garance – Immense Adèle…
La brillante Jeanne Herry dresse le portrait sans fard d’une actrice addict à l’alcool qui va renaitre grâce à l’amour. Un film transcendé par le jeu incandescent et bouleversant d’Adèle Exarchopoulos.
Si tu penses bien – Sournoise emprise conjugale !
Avec ce 4e long-métrage Géraldine Nakache quitte le registre de la comédie qui a fait son succès pour nous livrer un drame psychologique intense et asphyxiant autour de la masculinité toxique, porté par la prestation remarquable de Monia Chokri et Niels Schneider.




