Le nouveau film de Michel Leclerc est une joyeuse comédie de cape et d’épée portée par d’épatants comédiens qui prennent un évident plaisir à l’exercice. Un film ironique qui se déguste avec plaisir, notamment pour qui goûte les plaisirs de l’anachronisme historique.
En salle – The chef – Chaud devant !
- The chef -
THE CHEF de Philip Barantini avec Stephen Graham, Vinette Robinson, Jason Flemyng
Drame 2021 – 1H34 – Grande Bretagne
Sortie en salles le 19 janvier 2022
« Magic Friday » : le vendredi avant Noël, la soirée la plus fréquentée de l’année. Dans un restaurant gastronomique de Londres, côté cuisine, à quelques minutes du coup de feu, tout le personnel est en ébullition. Mais les problèmes s’accumulent autour du chef étoilé Andy Jones et de sa brigade. S’ajoute à cela la pression constante d’une clientèle toujours plus exigeante qui menace de mener le restaurant à sa perte…

3 bonnes raisons de voir ce film
1/ Pour l’exercice de style et tour de force imparable de ce film qui consiste en un seul et long plan séquence d’1H34.
Là où THE CHEF s’avère encore plus bluffant que certains autres films tournés sur le même principe comme TIME CODE ou VICTORIA, c’est sa quasi-unité de lieu, un restaurant, de ses abords à la salle de restaurant en passant évidemment par sa cuisine mais avec des ambiances (notamment de lumière et de son) très différentes suivant les lieux. On imagine sans peine la galère technique d’un tel projet, il convient donc de saluer comme il se doit le remarquable travail de toute l’équipe du film qu’elle soit artistique mais aussi et surtout technique.
2/ THE CHEF aurait pu n’être qu’un brillant exercice de style, il s’avère bien plus passionnant que ça. C’est sans doute grâce au passé de chef de cuisine de Philippe Barantini dont c’est le premier film, que l’on doit cette plongée ultra réaliste au cœur d’un service avec tout ce que cela peut comporter comme antagonismes et querelles entre salle et cuisine, mais aussi de réflexions inappropriées de certains clients, sans compter les incidents/accidents de service… Si l’on peut justement reprocher au film d’être un peu chargé en situations extrêmes, on ne peut que saluer la virtuosité certaine avec laquelle le récit est mené.
Le spectateur est plongé en pleine immersion au sein de ce petit théâtre d’un soir. On en ressort la faim au ventre, mais heureux et épuisé par un service sous haute tension.
3/ Si la performance technique est réellement bluffante, il serait injuste de passer sous silence celle des comédiens qui sont au cœur du dispositif et nous proposent un menu des plus gourmands. Stephen Graham, dans le rôle de ce chef en proie à ses démons, est comme toujours excellent, mais c’est surtout la performance toute en nuance de Vinette Robinson, parfaite en première assistante du chef, que l’on retiendra. On en redemande…
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