La nouvelle femme, une première fiction très documentée

La nouvelle femme, une première fiction très documentée

LA NOUVELLE FEMME

Un film de Léa Todorov
Scénario Léa Todorov
Avec Jasmine Trinca, Leïla Bekhti, Rafaëlle Sonneville-Caby…
Drame – historique – 1h39 – France
Sortie en salles le 13 mars 2024

L’histoire 
En 1900, Lili d’Alengy, célèbre courtisane parisienne, a un secret honteux – sa fille Tina, née avec un handicap. Peu disposée à s’occuper d’une enfant qui menace sa carrière, elle décide de quitter Paris pour Rome. Elle y fait la connaissance de Maria Montessori, une femme médecin qui développe une méthode d’apprentissage révolutionnaire pour les enfants qu’on appelle alors « déficients ». Mais Maria cache elle aussi un secret : un enfant né hors mariage. Ensemble, les deux femmes vont s’entraider pour gagner leur place dans ce monde d’hommes et écrire l’Histoire.

L’avis Cin’Écrans ***
Scénariste, réalisatrice et productrice, Léa Todorov signe avec LA NOUVELLE FEMME, son premier long métrage de fiction après avoir réalisé deux documentaires SAUVER L’HUMANITÉ AUX HEURES DE BUREAU en 2012 et UTOPIE RUSSE en 2015.

En 2016, elle co-écrit le documentaire RÉVOLUTION ÉCOLE : L’ÉDUCATION NOUVELLE ENTRE LES DEUX GUERRES, réalisé par Joanna Grudzinska. C’est ce projet sur les pédagogies alternatives qui est à l’origine de LA NOUVELLE FEMME qui marque donc ses débuts remarqués dans la fiction.

Plutôt classique mais très soigné dans sa forme, ce film de Léa Todorov qui n’est pas un simple biopic sur Maria Montessori interroge la question du féminisme et de l’inclusion à travers le portrait de deux femmes que tout oppose mais qui vont finir par se comprendre et s’entraider.

« On a longtemps cherché ce que le personnage de Lili pourrait apporter au personnage de Maria » Léa Todorov

Ces deux femmes sont remarquablement incarnées par Jasmine Trinca dans le rôle de Maria Montessori et par Leïla Bekhti dans celui de Lili d’Alengy.
On est touché par le jeu de comédienne italienne dont le personnage souffre de ne pas pouvoir élever son fils, né hors mariage, comme elle l’aimerait, alors qu’elle consacre toute sa vie aux enfants des autres.
De son côté Leïla Bekhti interprète avec une infinie subtilité et souvent à travers une simple inflexion du regard, un personnage de femme déstabilisée par sa situation et son propre regard sur son enfant …

« Rendre plus visible le handicap et la différence, c’est quelque chose qui me tenait énormément à cœur… » Léa Todorov

Avec une infinie délicatesse, mais sans angélisme, Léa Todorov met en scène les difficultés rencontrées par des enfants handicapés à être acceptés par la société des adultes. Des adultes invités par Maria Montessori, pour le bien de tous, à changer leur comportement et leur regard sur ces enfants.  

Il faut, à ce titre, saluer le pari risqué mais parfaitement relevé par la cinéaste de tourner avec des enfants handicapés, français et italiens, obligeant les comédien.ne.s qui les entourent à plus d’écoute et sans aucun doute de sincérité dans leur jeu.

« C’est le côté accidenté d’un film que j’ai trouvé absolument merveilleux. J’adore le fait qu’on prépare énormément et qu’il se passe autre chose… » Léa Todorov

La fougue, la beauté, les réactions parfois inattendues de ces enfants donnent au film toute sa véracité et un beau supplément d’âme.

Le + Cin’Écrans
C’est en octobre dernier lors du Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz que nous avons eu le privilège de parler avec Léa Todorov de son passage à la fiction avec ce film dont le sujet lui tient particulièrement à cœur.
Quelques semaines après cette rencontre au Pays basque, c’est au Festival du film de Sarlat que la réalisatrice présentait LA NOUVELLE FEMME. Un Festival ou Léa Todorov s’est vue attribuer la Salamandre d’or (prix du public) et Jasmine Trinca, le prix d’interprétation féminine, ex æquo avec Florence Loiret Caille pour LA TÊTE FROIDE de Stéphane Marchetti.

INTERVIEW LÉA TODOROV

César 2024 – Le règne animal & Anatomie d’une chute partent favoris

César 2024 – Le règne animal & Anatomie d’une chute partent favoris

Nommé 5 fois pour les Oscars 2024, ANATOMIE D’UNE CHUTE de Justine Triet n’arrive que second avec 11 nominations pour ces César 2024, tout juste derrière LE RÈGNE ANIMAL de Thomas Cailley qui en affiche 12.

Suivent ensuite avec 9 nominations JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES de Jeanne Herry qui truste pas moins de 4 places sur 5 de la catégorie Meilleur second rôle féminin et LE PROCÈS GOLDMAN de Cédric Khan avec 8 citations.

Si globalement, nous ne trouvons pas grand chose à redire sur ce très beau cru de nominations 2024, on regrettera néanmoins l’absence totale de quelques un de nos films préférés sortis l’an passé comme LE TEMPS D’AIMER de Katell Quillévéré, INVINCIBLE ÉTÉ de Stéphanie Pillonca, TONI EN FAMILLE de Nathan Ambrosioni, YOUSSEF SALEM A DU SUCCÈS de Baya Kasmi,  LA FIANCÉE DU POÈTE de Yolande Moreau, SAGES FEMMES de Léa Fehner, pour ne citer qu’eux.

Alors, qui succèdera à LA NUIT DU 12, grand vainqueur des César 2023 avec pas moins de six récompenses dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur ? Pour le savoir, rendez-vous dans quelques semaines.

Présidée par l’actrice et réalisatrice Valérie Lemercier, la 49e Cérémonie des César se déroulera donc le vendredi 23 février à 20h45 à l’Olympia, et sera diffusée en clair, en direct et en exclusivité sur CANAL+.
La cinéaste et actrice française Agnès Jaoui ainsi que le réalisateur britannico-américain Christopher Nolan recevront un César d’Honneur, à cette occasion.

Ce qu’il faut savoir de cette 49e édition

Les César 2024, ce sont :

111 nominations pour 48 films, réparties sur 24 catégories.

Taux de participation au 1er tour : 71,9% soit 3375 votes parmi les 4694 membre votants de l’académie. Le second tour de vote s’ouvrira le jeudi 1er février et se clôturera le vendredi 23 février, quelques heures avant l’ouverture de la cérémonie.

 

Véronique Cayla, Présidente de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma avec l’enveloppe contenant les nominations 2024, après le premier tour des votes.

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE

Marion Cotillard dans LITTLE GIRL BLUE
Léa Drucker dans L’ÉTÉ DERNIER
Virginie Efira dans L’AMOUR ET LES FORÊTS
Hafsia Herzi dans LE RAVISSEMENT
Sandra Hüller dans ANATOMIE D’UNE CHUTE

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR

Romain Duris dans LE RÈGNE ANIMAL
Benjamin Lavernhe dans L’ABBÉ PIERRE – UNE VIE DE COMBATS
Melvil Poupaud dans L’AMOUR ET LES FORÊTS
Raphaél Quenard dans YANNICK
Arieh Worthalter dans LE PROCÈS GOLDMAN

CÉSAR DE LA MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE

Leila Bekhti dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Galatea Bellugi dans CHIEN DE LA CASSE
Élodie Bouchez dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Adèle Exarchopoulos dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Miou MIOU dans JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

CÉSAR DU MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE

Swann Arlaud dans ANATOMIE D’UNE CHUTE
Anthony Bajon dans CHIEN DE LA CASSE
Arthur Harari dans LE PROCÈS GOLDMAN
Pio Marmaï dans YANNICK
Antoine Reinartz dans ANATOMIE D’UNE CHUTE

CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉVÉLATION FÉMININE

Céleste Brunnquell dans LA FILLE DE SON PÈRE
Kim Higelin dans LE CONSENTEMENT
Suzanne Jouannet dans LA VOIE ROYALE
Rebecca Marder dans DE GRANDES ESPÉRANCES
Ella Rumpf dans LE THÉORÈME DE MARGUERITE

CESAR DE LA MEILLEURE RÉVÉLATION MASCULINE

Julien Frison dans LE THÉORÈME DE MARGUERITE
Paul Kircher dans LE RÈGNE ANIMAL
Samuel Kircher dans L’ÉTÉ DERNIER
Milo Machado-Graner dans ANATOMIE D’UNE CHUTE
Raphaël Quenard dans CHIEN DE LA CASSE

CÉSAR DU MEILLEUR SCÉNARIO ORIGINAL

Justine Triet, Arthur Harari pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Jean-Baptiste Durand pour CHIEN DE LA CASSE
Jeanne Herry pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Nathalie Hertzberg, Cédric Kahn pour LE PROCÈS GOLDMAN
Thomas Cailley, Pauline Munier pour LE RÈGNE ANIMAL

CÉSAR DE LA MEILLEURE ADAPTATION

Valérie Donzelli, Audrey Diwan pour L’AMOUR ET LES FORÊTS
Vanessa Filho pour LE CONSENTEMENT
Catherine Breillat pour L’ÉTÉ DERNIER

CÉSAR DE LA MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE

Gabriel Yared pour L’AMOUR ET LES FORÊTS
Delphine Malausséna pour CHIEN DE LA CASSE
Vitalic pour DISCO BOY
Andrea Laszlo De Simone pour LE RÈGNE ANIMAL
Guillaume Roussel pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DU MEILLEUR SON

Julien Sicart, Fanny Martin, Jeanne Delplancq, Olivier Goinard pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Rémi Daru, Guadalupe Cassius, Loïc Prian, Marc Doisne pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Erwan Kerzanet, Sylvain Malbrant, Olivier Guillaume pour LE PROCÈS GOLDMAN
Fabrice Osinski, Raphaél Sohier, Matthieu Fichet, Niels Barletfa pour LE RÈGNE ANIMAL
David Rit, Gwennolé Le Borgne, Olivier Touche, Cyril Holtz, Niels Barletta pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DE LA MEILLEURE PHOTO

Simon Beaufils pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Jonathan Ricquebourg pour LA PASSION DE DODIN BOUFFANT
Patrick Ghiringhelli pour LE PROCÈS GOLDMAN
David Cailley pour LE RÈGNE ANIMAL
Nicolas Bolduc pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DU MEILLEUR MONTAGE

Laurent Senéchal pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Francis Vesin pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Valérie Loiseleux pour LITTLE GIRL BLUE
Yann Dedet pour LE PROCÈS GOLDMAN
Lilian Corbeille pour LE RÈGNE ANIMAL

CÉSAR DES MEILLEURS COSTUMES

Jürgen Doering pour JEANNE DU BARRY
Pascaline Chavanne pour MON CRIME
Tran Nu Yên Khê pour LA PASSION DE DODIN BOUFFANT
Ariane Daurat pour LE RÈGNE ANIMAL
Thierry Delettre pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DES MEILLEURS DÉCORS

Emmanuelle Duplay pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Angelo Zamparuiti pour JEANNE DU BARRY
Toma Baquéni pour LA PASSION DE DODIN BOUFF
Julia Lemaire pour LE RÈGNE ANIMAL
Stéphane Taillasson LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

CÉSAR DES MEILLEURS EFFETS VISUELS

Thomas Duval pour ACIDE
Lise Fischer, Cédric Fayolle pour LA MONTAGNE
Cyrille Bonjean, Bruno Sommier, Jean-Louis Autret pour LE RÈGNE ANIMAL
Olivier Cauwet pour LES TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)
Léo Ewald pour VERMINES

CÉSAR DE LA MEILLEURE RÉALISATION

Justine Triet pour ANATOMIE D’UNE CHUTE
Catherine Breillat pour L’ÉTÉ DERNIER
Jeanne Herry pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES
Cédric Kahn pour LE PROCÈS GOLDMAN
Thomas Cailley pour LE RÈGNE ANIMAL

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE D’ANIMATION

DRÔLES D’OISEAUX réalisé par Charlie Belin
ÉTÉ 96 réalisé par Mathilde Bédouet
LA FORÊT DE MADEMOISELLE TANG réalisé par Denis Do

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE DOCUMENTAIRE

L’ACTEUR, OU LA SURPRENANTE VERTU DE L’INCOMPRÉHENSION réalisé par Hugo David, Raphaël Quenard
L’EFFET DE MES RIDES réalisé par Claude Delafosse
LA MÉCANIQUE DES FLUIDES réalisé par Gala Hernandez Lopez

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DE COURT MÉTRAGE DE FICTION

L’ATTENTE réalisé par Alice Douard
BOLÉRO réalisé par Nans Laborde-Jourdàa
RAPIDE réalisé par Paul Rigoux
LES SILENCIEUX réalisé par Basile Vuillemin

CÉSAR DU MEILLEUR FILM D’ANIMATION

INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS réalisé par Alain Ughetto
LINDA VEUT DU POULET réalisé par Chiara Malta, Sébastien Laudenbach
MARS EXPRESS réalisé par Jérémie Périn

CÉSAR DU MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE

ATLANTIC BAR réalisé par Fanny Molins
LES FILLES DIOLFA réalisé par Kaouther Ben Hania
LITTLE GIRL BLUE réalisé par Mona Achache
NOTRE CORPS réalisé par Claire Simon
SUR L’ADAMANT réalisé par Nicolas Philibert

CÉSAR DU MEILLEUR PREMIER FILM

BERNADETTE réalisé par Léa Domenach
CHIEN DE LA CASSE réalisé par Jean-Baptiste Durand
LE RAVISSEMENT réalisé par Iris Kaltenbâck
VERMINES réalisé par Sébastien Vanicek
VINCENT DOIT MOURIR réalisé par Stéphan Castang

CÉSAR DU MEILLEUR FILM ÉTRANGER

L’ENLÈVEMENT réalisé par Marco Bellocchio
LES FEUILLES MORTES réalisé par Aki Kaurismâki
OPPENHEIMER réalisé par Christopher Nolan
PERFECT DAYS réalisé par Wim Wenders
SIMPLE COMME SYLVAIN réalisé par Monia Chokri

CÉSAR DU MEILLEUR FILM*

ANATOMIE D’UNE CHUTE réalisé par Justine Triet
CHIEN DE LA CASSE réalisé par Jean-Baptiste Durand
JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES réalisé par Jeanne Herry
LE PROCÈS GOLDMAN réalisé par Cédric Kahn
LE RÈGNE ANIMAL réalisé par Thomas Cailley

*Les 5 films nommés au César du Meilleur Film seront également soumis au vote de 2 286 lycéens pour le César des Lycéens.

Récapitulatif des nominations pour les César 2024

12 pour LE RÈGNE ANIMAL

11 pour ANATOMIE D’UNE CHUTE

9 pour JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

8 pour LE PROCÈS GOLDMAN

7 pour CHIEN DE LA CASSE

6 pour TROIS MOUSQUETAIRES (PARTIE 1 : D’ARTAGNAN / PARTIE 2 : MILADY)

4 pour L’ÉTÉ DERNIER

4 pour L’AMOUR ET LES FORÊTS

3 pour LITTLE GIRL BLUE

3 pour LA PASSION DE DODIN BOUFFANT

2 pour LE CONSENTEMENT

2 pour JEANNE DU BARRY

2 pour LE RAVISSEMENT

2 pour LE THÉORÈME DE MARGUERITE

2 pour VERMINES

2 pour YANNICK

1 pour L’ABBÉ PIERRE – UNE VIE DE COMBATS

1 pour ACIDE

1 pour L’ACTEUR, OU LA SURPRENANTE VERTU DE L’INCOMPRÉHENSION

1 pour ATLANTIC BAR

1 pour L’ATTENTE

1 pour BERNADETTE

1 pour BOLÉRO

1 pour DE GRANDES ESPÉRANCES

1 pour DISCO BOY

1 pour DRÔLES D’OISEAUX

1 pour L’EFFET DE MES RIDES

1 pour L’ENLÈVEMENT

1 pour ÉTÉ 96

1 pour LES FEUILLES MORTES

1 pour LA FILLE DE SON PÈRE

1 pour LA FÔRET DE MADEMOISELLE TANG

1 pour INTERDIT AUX CHIENS ET AUX ITALIENS

1 pour LES FILLES D’OLFA

1 pour LINDA VEUT DU POULET

1 pour MARS EXPRESS

1 pour LA MÉCANIQUE DES FLUIDES

1 pour MON CRIME

1 pour LA MONTAGNE

1 pour NOTRE CORPS

1 pour OPPENHEIMER

1 pour PERFECT DAYS

1 pour RAPIDE

1 pour LES SILENCIEUX

1 pour SIMPLE COMME SYLVAIN

1 pour SUR L’ADAMANT

1 pour VINCENT DOIT MOURIR

1 pour LA VOIE ROYALE

 

Je verrai toujours vos visages, un grand film à (re)voir absolument !

Je verrai toujours vos visages, un grand film à (re)voir absolument !

JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

Drame – 2023 – 1H58 (Blu ray) 1H54 (DVD) – France
Réalisation : Jeanne Herry
Scénario :
Jeanne Herry
Distribution : Adèle Exarchopoulos, Dali Benssalah, Leïla Bekhti, Elodie Bouchez, Suliane Brahim, Gilles Lellouche, Miou-Miou, Jean-Pierre Darroussin, Fred Testot, Denis Podalydès, Birane Ba, Anne Benoît, Raphaël Quenard, Sébastien Houbani…

Sorti en salles le 29 mars 2023

Disponible en Blu-ray, DVD et VOD – le 6 septembre 2023 – Studio Canal
Français 16/9 – 2.38 – DTS 5.1 et 2.0 – Audiodescription et sous-titres pour sourds et malentendants.

Le pitch
Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles comme Judith, Fanny ou Michel.

Nassim, Issa, et Thomas, condamnés pour vols avec violence, Grégoire, Nawelle et Sabine, victimes de homejacking, de braquages et de vol à l’arraché, mais aussi Chloé, victime de viols incestueux, s’engagent tous dans des mesures de Justice Restaurative.

Sur leur parcours, il y a de la colère et de l’espoir, des silences et des mots, des alliances et des déchirements, des prises de conscience et de la confiance retrouvée… Et au bout du chemin, parfois, la réparation…

Le film *****
Jeanne Herry qui nous avait séduit en 2014 avec ELLE L’ADORE, son premier film, nous avait pleinement convaincu avec le magistral PUPILLE en 2018.
Cette fois-ci avec JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES, elle nous offre un troisième long métrage magistral tant sur le fond que sur la forme autour d’un thème rarement abordé en fiction, voire même à travers un documentaire (à ma connaissance, en tous cas), celui de la justice restaurative.
Malgré un dispositif minimaliste, la scénariste réalisatrice impose une mise en scène inspirée, discrète et précise. Son scénario et ses dialogues, jamais manichéens, sont affutés et entièrement au service d’un sujet puissant et de ses remarquables interprètes.

JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES est un film qui (re)donne foi dans l’être humain, dans l’importance d’échanger pour tenter de comprendre, réparer et se réparer. 
Les comédien.ne.s justement, parlons-en ! Il faudrait toutes et tous les nommer tant leur incarnation de personnages en proie à de multiples questionnements est puissante et subtile. S’il fallait néanmoins retenir quelques noms, je citerai en premier lieu, Adèle Exarchopoulos dont l’intensité de jeu impressionne de film en film et dans des registres souvent opposés. Et je défie quiconque de résister au face à face final entre la comédienne et Raphaël Quenard, une scène exemplaire de tension et de subtilité. Cet instant que le spectateur traverse en apnée est un incroyable moment de vie, de vérité et de cinéma.

J’ai envie également d’évoquer le regard perdu de Leïla Bekhti au début du film, le sentiment de culpabilité de Miou-Miou, la bienveillance et le désir de compréhension de Gilles Lellouche, le désarroi de Fred Testot, la sincérité de Dali Benssalah… et tous les autres interprètes, sans exception aucune, qui font corps et âme avec leurs personnages…

Un immense bravo et merci, donc, à Jeanne Herry et ses interprètes pour ce nouveau et magnifique long-métrage dont le souvenir n’est pas prêt de s’estomper.
Nous aussi, nous verrons toujours leurs visages…

Pas de bonus… ☹ ☹ ☹

C’est mon homme, Leïla Bekhti et Louise Bourgoin se disputent Karim Leklou

C’est mon homme, Leïla Bekhti et Louise Bourgoin se disputent Karim Leklou

« Le cinéma c’est les autres… la question du «moi» ne me fascine pas tant que ça ! » Karim Leklou

C’EST MON HOMME

Julien Delaunay a disparu sur un champ de bataille de la Grande guerre. Sa femme, Julie, ne croit pas qu’il soit mort. Et quand la presse publie le portrait d’un homme amnésique, elle est certaine de reconnaitre Julien. Ils se retrouvent et réapprennent à s’aimer. Mais une autre femme réclame cet homme comme étant son mari.

 

«L’identité n’est pas une affaire de sciences, ce n’est pas une affaire de preuve, c’est une affaire de croyance !» Guillaume Bureau

C’EST MON HOMME est le tout premier long métrage de Guillaume Bureau.
Si le scénariste – réalisateur n’a pas joué la facilité en empruntant les chemins du drame historique, il s’en sort brillamment grâce à un scénario subtil et d’une belle modernité qui interroge la question de l’identité et du doute.
Le propos qui rappelle celui du film de Daniel Vigne LE RETOUR DE MARTIN GUERRE (1982, avec Nathalie Baye et Gérard Depardieu), ne joue jamais la carte du spectaculaire et préfère épouser la cause de l’intime.
Jamais, le cinéaste n’impose son point de vue au spectateur. Il devient de ce fait actif pour tenter de reconstruire le puzzle composé par le scénariste autour du parcours de Julien Delaunay, à moins qu’il ne s’agisse de Victor Brunet… Le doute est là, insidieux et palpitant qui nous tient en haleine, jusqu’au bout.

Pour ce premier long, Guillaume Bureau a tout de suite pensé à Karim Leklou, un des acteurs français les plus fascinants et passionnants de sa génération. De BAC NORD, à POUR LA FRANCE en passant par LE MONDE EST À TOI ou RÉPARER LES VIVANTS, la palette de jeu du comédien semble infinie. Il est une nouvelle fois absolument remarquable et donne à son personnage une réelle épaisseur et une belle ambiguïté (est-il réellement amnésique ?).
N’oublions pas de citer ses deux partenaires, Leïla Bekhti, toujours juste et précise, avec qui il tournait pour la première fois, et sa complice d’HIPPOCRATE, la trop rare Louise Bourgoin. La subtilité de jeu de ce trio de comédien.ne.s justifierait déjà à elle seule le déplacement… Mais ce premier film ambitieux et de belle facture vaut plus que cela, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire.

C’est en août dernier, lors du Festival du film francophone d’Angoulême, que nous avons eu le grand plaisir d’échanger avec Guillaume Bureau et son interprète principal Karim Leklou, un acteur qui confirme au fil du temps et des rencontres, une humilité rare et troublante. Et ça fait un bien fou ! Team Karim… 😊  

C’EST MON HOMME
Un film de Guillaume Bureau
Scénario de Guillaume Bureau
Avec Karim Leklou, Leïla Bekhti, Louise Bourgoin…
Drame – Historique – 1H27 – France
Sortie en salles le 5 avril 2023

INTERVIEW GUILLAUME BUREAU & KARIM LEKLOU

Incontournable et bouleversant !

Incontournable et bouleversant !

JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES

Un film de Jeanne Herry
Scénario de Jeanne Herry
Avec Adèle Exarchopoulos, Dali Benssalah, Leïla Bekhti, Elodie Bouchez, Suliane Brahim, Gilles Lellouche, Miou-Miou, Jean-Pierre Darroussin, Fred Testot, Denis Podalydès, Birane Ba, Anne Benoît, Raphaël Quenard, Sébastien Houbani…

Drame – 1h58 – France
Sortie en salles le 29 mars 2023

L’histoire 
Depuis 2014, en France, la Justice Restaurative propose à des personnes victimes et auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles comme Judith, Fanny ou Michel.

Nassim, Issa, et Thomas, condamnés pour vols avec violence, Grégoire, Nawelle et Sabine, victimes de homejacking, de braquages et de vol à l’arraché, mais aussi Chloé, victime de viols incestueux, s’engagent tous dans des mesures de Justice Restaurative.

Sur leur parcours, il y a de la colère et de l’espoir, des silences et des mots, des alliances et des déchirements, des prises de conscience et de la confiance retrouvée… Et au bout du chemin, parfois, la réparation…

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour la force d’un sujet rarement abordé en fiction, voire même à travers un documentaire (à ma connaissance, en tous cas), celui de la justice restaurative.
La scénariste réalisatrice qui nous avait séduit en 2014 avec ELLE L’ADORE, son premier film, nous avait pleinement convaincu avec le magistral PUPILLE en 2018. Cette fois-ci avec JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES, elle nous offre un troisième long métrage magistral tant sur le fond que sur la forme. Malgré un dispositif minimaliste, Jeanne Herry impose une mise en scène inspirée, discrète et précise. Son scénario et ses dialogues, jamais manichéens, sont affutés et entièrement au service d’un sujet puissant et de ses remarquables interprètes.
JE VERRAI TOUJOURS VOS VISAGES est un film qui (re)donne foi dans l’être humain, dans l’importance d’échanger pour tenter de comprendre, réparer et se réparer.  

2/ Les comédien.ne.s justement, parlons-en ! Il faudrait toutes et tous les nommer tant leur incarnation de personnages en proie à de multiples questionnements est puissante et subtile. S’il fallait néanmoins retenir quelques noms, je citerai en premier lieu, Adèle Exarchopoulos dont l’intensité de jeu impressionne de film en film et dans des registres souvent opposés .

J’ai envie également d’évoquer le regard perdu de Leila Bekhti au début du film, le sentiment de culpabilité de Miou-Miou, la bienveillance et le désir de compréhension de Gilles Lellouche, le désarroi de Fred Testot, la sincérité de Dali Benssalah… et tous les autres interprètes, sans exception aucune, qui font corps et âme avec leurs personnages…

3/ Et s’il fallait une raison supplémentaire pour vous conseiller de vous précipiter en salles, je vous parlerai de la séquence finale du film.  En effet, je défie quiconque de résister au face à face entre Adèle Exarchopoulos et Raphaël Quenard, une scène exemplaire de tension et de subtilité. Cet instant que le spectateur traverse en apnée est un incroyable moment de vie, de vérité et de cinéma. Un de ces instants qui font que vous sortez du film bouleversé mais heureux de l’avoir vécu.

Un immense bravo et merci à Jeanne Herry et ses interprètes pour ce nouveau et magnifique long-métrage dont le souvenir n’est pas prêt de s’estomper.
Nous aussi, nous verrons toujours leurs visages…