La petite bande trépidante et très attachante de Pierre Salvadori

La petite bande trépidante et très attachante de Pierre Salvadori

LA PETITE BANDE

Comédie – 2022 – 1h42- France
Réalisation : Pierre Salvadori
Scénario et dialogues : Pierre Salvadori & Benoit Graffin
Distribution : Paul Belhoste, Mathys Clodion-Gines, Aymé Medeville, Colombe Schmidt, Redwan Sellam, Laurent Capelluto

Sorti en salles le 20 juillet 2022

Disponible en VOD et DVD – Gaumont Vidéo

Image :  16/9 compatible 4/3 – Format du film respecté 2.39
Audio : Dolby Digital 5.1 et 2.0 –  Audio description 2.0
Sous-titres : Français pour sourds et malentendants

Le pitch
La petite bande, c’est Cat, Fouad, Antoine et Sami, quatre collégiens de 12 ans. Par fierté et provocation, ils s’embarquent dans un projet fou : faire sauter l’usine qui pollue leur rivière depuis des années. Mais dans le groupe fraîchement formé, les désaccords sont fréquents et les votes à égalité paralysent constamment l’action. Pour se départager, ils décident alors de faire rentrer dans leur petite bande, Aimé, un gamin rejeté et solitaire. Aussi excités qu’affolés par l’ampleur de leur mission, les cinq complices vont apprendre à vivre et à se battre ensemble dans cette aventure drôle et incertaine qui va totalement les dépasser.

L’avis Cin’Ecrans
Pensé, conçu et réalisé à l’origine pour un jeune public, LA PETITE BANDE n’est jamais, bien au contraire, excluant pour un public plus adulte.
Ce dernier long métrage en date de l’orfèvre Pierre Salvadori est une comédie d’aventure, comme on produit bien trop rarement en France qui ravira petits et grands, de 7 à …  ans (aucune limite d’âge en fait pour prendre beaucoup de plaisir à partager les mésaventures de cette petite bande).
LA PETITE BANDE est un film, en forme de fable, dont l’inspiration est à chercher du côté du Club des cinq (côté littérature enfantine), de STAND BY ME (récit d’apprentissage et source d’inspiration revendiquée par le réalisateur) ou LES GOONIES (comédie d’aventure).

Un vrai plaisir pour tous décuplé par l’excellence de ses jeunes et novices interprètes et par la beauté des paysages corses chers au réalisateur.

L'ombre d'un mensonge Michelle Fairley Bouli Lanners

Bonus DVD
Sans (et c’est bien dommage, même si le film suffit amplement à notre bonheur !)

Le + Cin’Écrans
C’est au cours du Festival Cinéma et Musique de film de La Baule, où LA PETITE BANDE s’est vu décerner le Prix du public, que j’ai eu l’immense bonheur de retrouver le réalisateur d’EN LIBERTÉ pour échanger sur sa première incursion dans le monde merveilleux, mais aussi souvent cruel de l’enfance…

Une jeune fille qui va bien…Hymne à la vie et à la jeunesse

Une jeune fille qui va bien…Hymne à la vie et à la jeunesse

UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN

Un film écrit et réalisé par Sandrine Kiberlain

Drame – 2021 – 1h38 – France
Distribution : Rebecca Marder, André Marcon, Anthony Bajon, Ben Attal, India Hair, Françoise Widhoff, Cyril Metzger…

Sortie en salles le 26 janvier 2022
Disponible en VOD, DVD et Blu Ray chez Ad Vitam 
Langue : Français. Sous-titres sourds et malentendants – Audiodescription.
Image : 2.39

Le pitch
Irène, jeune fille juive, vit l’élan de ses 19 ans à Paris, l’été 1942. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse.

L’avis Cin’Ecrans
Avec UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN, Sandrine Kiberlain a fait le pari audacieux de suggérer plus que de montrer une époque dont on sait parfaitement le drame qu’elle annonce.
Toute l’attention de la réalisatrice se porte sur la fougue et la rage de vivre de son personnage principal qui emporte tout sur son passage.

Le film nous embarque dès les premiers instants, par la force et l’originalité de son scénario, l’intelligente sobriété de la mise en scène et des comédiens formidablement dirigés et d’une justesse absolue.

Si par la puissance et la grâce de son jeu, la très talentueuse Rebecca Marder mérite tous les lauriers, il serait injuste de ne pas citer ses principaux et formidables partenaires, André Marcon, Françoise Widhoff, Anthony Bajon, India Hair, Cyril Metzger et Ben Attal (à qui Sandrine Kiberlain offre la plus belle scène de sa toute jeune carrière).

UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN a obtenu un joli succès critique et public lors de sa sortie en janvier 2022. Nous attendons désormais avec impatience la suite des aventures de Sandrine Kiberlain, devant et derrière la caméra…

Bonus DVD
En dehors de la traditionnelle et dispensable bande-annonce, vous trouverez en bonus sur le DVD ou le BR, un module de 14 minutes consacré aux essais des comédiens.
La première partie de ce bonus regroupe un certain nombre de séquences entre Rebecca Marder et un répétiteur ou une répétitrice qui lui donnent la réplique. Et ce qui est fou, c’est de s’apercevoir, malgré des images et un son très approximatifs, à quel point Rebecca Marder est déjà Irène, à quel point la comédienne du « Français » est investie dans son rôle. C’est encore plus flagrant dans la seconde moitié où elle n’est censée pourtant « que » donner la réplique, pendant leurs essais, à d’autres comédiens comme les excellents Françoise Widhoff et Cyril Metzger
Dommage cependant de ne pas avoir le regard, le commentaire de Sandrine Kiberlain sur ces images rares.

Le second bonus est une interview de la réalisatrice et de l’interprète d’Irène, Rebecca Marder, autour du projet et du tournage de ce film au parti pris scénaristique radical.
On y ressent, tout au long des 17 minutes d’un sujet parfaitement illustré, le coup de foudre amical et professionnel né sur le film entre la réalisatrice et son actrice.

A propos du film 
Sélectionné à La semaine de la critique 2021, UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN est le premier long-métrage réalisé par Sandrine Kiberlain. L’actrice avait auparavant réalisé un seul court-métrage, en 2016, BONNE FIGURE où elle mettait en scène Chiara Mastroianni.
Le film a été salué comme meilleur film romantique de l’année lors du Festival du film de Cabourg 2022, tandis que Rebecca Marder y a été récompensée du Swann d’or de la révélation féminine.
UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN a également valu à Sandrine Kiberlain le prix du meilleur scénario lors du Festival du film de Turin 2021.

Le + Cin’Ecrans
C’est au cours du festival du Festival du film francophone d’Angoulême en août 2021 que j’ai eu l’immense plaisir de retrouver, la toujours très chaleureuse et passionnée Sandrine Kiberlain. Puis deux mois plus tard, c’est au cœur du Pays basque à Saint-Jean de Luz que j’ai pu échanger pour la première fois avec la révélation absolue du film, Rebecca Marder. Une comédienne que j’ai eu le privilège de revoir, il y a quelques semaines au festival de Cabourg pour parler du film LES GOUTS ET LES COULEURS de Michel Leclerc, un des nombreux films qu’elle a tourné ces derniers mois. La jeune fille va bien, voire même très bien et, croyez-moi, on n’a pas fini de la voir et d’en parler…

INTERVIEW SANDRINE KIBERLAIN & REBECCA MARDER

Interview La petite bande – Pierre Salvadori, cinéaste en liberté !

Interview La petite bande – Pierre Salvadori, cinéaste en liberté !

« C’est pas un récit édifiant sur l’écologie, c’est surtout comment on s’engage et comment on apprend à vivre et à se battre ensemble… » Pierre Salvadori

C’est mi-juin, lors du Festival du film de Cabourg que j’ai eu le grand plaisir de découvrir LA PETITE BANDE, le nouveau long-métrage de l’un de mes metteurs en scène français préférés, Pierre Salvadori. Une découverte dans des conditions un peu spéciales puisqu’il s’agissait d’une séance scolaire dans laquelle je me suis un peu « incrusté ». ll n’y a pas d’âge pour gruger 😊


Durant les quelques instants qui ont précédé la projection et au milieu de l’agitation d’élèves trop heureux d’abandonner l’école pour une séance de ciné, je me suis posé la question du bien fondé de cette infiltration !
Bien m’en a pris, je suis resté et j’ai eu le privilège de voir le film dans des conditions presque idéales, tant le film a été imaginé et réalisé pour ce jeune public (qui a fait savoir son contentement à de nombreuses reprises pendant la projection) sans jamais, bien au contraire, être excluant pour un public plus adulte.

La petite bande, c’est Cat, Fouad, Antoine et Sami, quatre collégiens de 12 ans. Par fierté et provocation, ils s’embarquent dans un projet fou : faire sauter l’usine qui pollue leur rivière depuis des années. Mais dans le groupe fraîchement formé, les désaccords sont fréquents et les votes à égalité paralysent constamment l’action. Pour se départager, ils décident alors de faire rentrer dans leur petite bande, Aimé, un gamin rejeté et solitaire. Aussi excités qu’affolés par l’ampleur de leur mission, les cinq complices vont apprendre à vivre et à se battre ensemble dans cette aventure drôle et incertaine qui va totalement les dépasser.

LA PETITE BANDE est une comédie d’aventure, comme on produit bien trop rarement en France qui ravira petits et grands, de 7 à 77 ans, comme on le dit généralement. Un film, en forme de fable, dont l’inspiration est à chercher du côté du Club des cinq (côté littérature enfantine) et de STAND BY ME (récit d’apprentissage) ou LES GOONIES (comédie d’aventure).
Un vrai plaisir pour tous décuplé par l’excellence de ses jeunes et novices interprètes et par la beauté des paysages corses chers au réalisateur.

Quelques jours après cette mémorable projection, c’est au cours d’un autre festival, celui de La Baule, consacré au cinéma et à la musique de film que j’ai eu l’immense bonheur de retrouver le réalisateur d’EN LIBERTÉ pour échanger sur sa première incursion dans le monde merveilleux, mais aussi souvent cruel de l’enfance, avec cette Petite bande…

INTERVIEW PIERRE SALVADORI

Interview – Audrey Dana face à 7 Hommes au bord de la crise de nerfs

Interview – Audrey Dana face à 7 Hommes au bord de la crise de nerfs

« Je crois au collectif, c’est nous qui allons changer les choses… » Audrey Dana

Cela fait quasiment trois ans qu’HOMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS a été tourné dans les sublimes paysages du Vercors.
Pandémie oblige, Audrey Dana a dû prendre son mal en patience avant de voir sa troisième comédie arriver enfin dans les salles, après un rapide détour en janvier dernier au Festival du film de comédie de l’Alpe d’Huez.

Après s’être intéressée aux femmes avec sous LES JUPES DES FILLES, puis à une femme qui se réveille un beau matin avec un sexe d’homme … c’est à la gent masculine que la réalisatrice a décidé de consacrer son nouveau film.

L’histoire est celle de sept hommes, de 17 à 70 ans, que tout oppose, sinon d’être au bord de la crise de nerfs. Ils se retrouvent embarqués dans une thérapie de groupe en pleine nature sauvage. Première surprise à leur arrivée : le coach est une femme ! Imprévisible et déroutante, elle va tout faire pour les aider à aller mieux. Avec ou sans leur consentement…

HOMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS peut se voir comme un pendant masculin à son 1er long SOUS LES JUPES DES FILLES. Avec cette comédie chorale, la réalisatrice montre à quel point la psychologie masculine peut être complexe, voire déroutante. 

Si son portrait pluriel se fait parfois cruel, on sent également beaucoup d’empathie de la part d’Audrey Dana pour ces hommes en proie aux doutes et aux questionnement divers. Elle en profite pour mettre en exergue, à travers cette « Terre-happy », l’importance de notre rapport à la nature (la réalisatrice est une écologiste convaincue) et la force du collectif pour avancer, changer les choses et/ou se reconstruire.

HOMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS doit également aussi beaucoup de sa réussite à l’équilibre et à la variété de son casting. Saluons donc les prestations de Thierry Lhermitte, François-Xavier de Maison, Pascal Demolon, Ramzy Bedia, Laurent Stocker, Michael Gregorio, Max Baissette de Malglaive, tous formidablement coachés par la trop rare Marina Hands.

C’est au lendemain d’une avant-première d’HOMMES AU BORD DE LA CRISE DE NERFS au CGR les Minimes de La Rochelle, que j’ai eu le plaisir de retrouver l’enthousiaste Audrey Dana.
Impatiente d’offrir enfin cette comédie aux spectateurs, l’actrice-réalisatrice n’en oublie pas pour autant la suite et prépare activement son quatrième long-métrage dont elle a terminé l’écriture, intitulé CHAMPAGNE ET FUNERAILLES. Tout un programme…

INTERVIEW AUDREY DANA

Interview – Une jeune fille qui va bien – Sandrine Kiberlain & Rebecca Marder

Interview – Une jeune fille qui va bien – Sandrine Kiberlain & Rebecca Marder

« Faire un film aujourd’hui, à l’âge que j’ai, c’est une façon de recommencer, de remettre du risque dans ma vie… » Sandrine Kiberlain

Après un galop d’essai réussi derrière la caméra en 2016 pour BONNE FIGURE, un court métrage avec Chiara Mastroianni, Sandrine Kiberlain récidive de la plus belle des manières avec UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN.
L’actrice-réalisatrice a fait le pari audacieux de planter le décor de son premier long-métrage à Paris au cœur de l’été 42. Une époque que le film suggère habilement, plus qu’il ne la montre.
Sandrine Kiberlain nous raconte le parcours d’Irène, jeune fille juive de 19 ans, amoureuse, qui vit à Paris avec son père, son frère et sa grand-mère. Cette famille aimante, mais inquiète essaie de canaliser la folle et énergie d’Irène qui veut découvrir le monde et partager avec tous sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et rien ne pourra l’en détourner…

Si le film nous emporte, on le doit évidemment à la force et à l’originalité de son scénario, à l’intelligente sobriété de la mise en scène et à ses comédiens, tous formidablement dirigés.
Si la très talentueuse Rebecca Marder emporte tout sur son passage, par la fougue et la grâce de son jeu, il serait injuste de ne pas citer ses principaux et formidables partenaires, André Marcon, Françoise Widhoff, Anthony Bajon, India Hair, Cyril Metzger et Ben Attal (à qui Sandrine Kiberlain offre la plus belle scène de sa toute jeune carrière).

UNE JEUNE FILLE QUI VA BIEN, présenté pour la première fois lors de La semaine de la critique à Cannes en juillet dernier a également fait un détour par le Festival du film francophone d’Angoulême puis celui du film international de Saint-Jean de Luz.

C’est au cours du festival créé par Dominique Besnehard et Marie-France Brière à Angoulême que j’ai eu l’immense plaisir de retrouver, la toujours très chaleureuse et passionnée Sandrine Kiberlain. Puis deux mois plus tard, c’est au cœur du Pays basque à Saint-Jean de Luz que j’ai pu échanger pour la première fois (et j’espère bien, pas la dernière !) avec la révélation absolue du film, Rebecca Marder, de la Comédie Française que le cinéma français est en train de s’accaparer, à juste titre.
Et si nous parlions de cette JEUNE FILLE QUI VA BIEN ?