Les rois de la piste sur un air de comédie italienne…

Les rois de la piste sur un air de comédie italienne…

LES ROIS DE LA PISTE

Un film de Thierry Klifa
Scénario Benoît Graffin & Thierry Klifa
Avec Fanny Ardant, Mathieu Kassovitz, Nicolas Duvauchelle, Ben Attal, Laetitia Dosch, Michel Vuillermoz…
Comédie – 1h56 – France
Sortie en salles le 13 mars 2024

L’histoire 
Rachel, sorte de Ma Dalton, a élevé ses fils Sam et Jérémie, et son petit-fils, Nathan, dans le culte de l’arnaque. De plans foireux en petits larcins, cette sympathique famille de bras cassés court toujours après le gros coup. Chance ou fatalité, lors d’un cambriolage, ils volent sans en connaitre sa valeur, une toile de Tamara de Lempicka. Céleste, une détective rusée et charmeuse, et Gauthier, son fidèle acolyte, se lancent à leur poursuite…

L’avis Cin’Écrans ****
6 ans après TOUT NOUS SÉPARE, un film noir à suspens, Thierry Klifa change radicalement de registre et nous offre avec LES ROIS DE LA PISTE, une très savoureuse comédie dont l’inspiration est à chercher, entre autres, du côté de la comédie italienne des années 60-70 (de Dino Risi à Mario Monicelli en passant par Ettore Scola) et du FAMILY BUSINESS de Sidney Lumet.

Par la grâce d’un excellent scénario coécrit avec Benoît Graffin (fidèle complice de Pierre Salvadori, expert en comédie élégante) et avec la très joyeuse complicité de sa bande de comédien.ne.s, le cinéaste déroule un récit réjouissant aux très nombreux rebondissements.

« Les acteurs m’ont emmené beaucoup plus loin que là où je pensais aller… » Thierry Klifa

Impériale dans son rôle de chef de famille, façon Ma Dalton, Fanny Ardant nous régale de sa gouaille et de répliques qui claquent. C’est indéniable, la comédie lui convient à merveille.

Le reste du casting n’est pas en reste. Tous les interprètes semblent s’être beaucoup amusé à donner vie à des personnages à mille lieux de ceux qu’on leur propose habituellement. Sans en dire plus pour ne pas gâcher votre plaisir, saluons ainsi la formidable et très surprenante composition de Nicolas Duvauchelle que plus rien ne semble arrêter. Comme le dit très bien Thierry Klifa avec lequel il a travaillé au théâtre (DES JOURNÉES ENTIÈRES DANS LES ARBRES aux côtés déjà de Fanny Ardant) et tourné 2 autres films, l’acteur est à un moment clé de sa carrière « c’est un acteur prodigieux ! »

Mathieu Kassovitz que l’on n’attendait pas vraiment (et on avait tort !) devant la caméra de Thierry Klifa révèle un véritable talent comique, à mi-chemin ici, entre Droopy et un Robert de Niro neurasthénique.

« Que Thierry Klifa vienne me voir, je trouve ça marrant parce que ce n’est pas forcément le cinéma français que je défends… » Mathieu Kassovitz

Il convient également de citer le brillant Michel Vuillermoz ou bien encore Ben Attal qui après un détour par des études de cuisine assume enfin pleinement son désir de cinéma.
Mais la plus jolie surprise vient, sans aucun doute, de l’excellente Laetitia Dosch à qui le personnage de Céleste offre la possibilité d’exprimer un mélange subtil de jeu, à la fois très drôle et formidablement glamour.

N’oublions pas enfin, la formidable partition composée par Alex Beaupain.
Si Thierry Klifa et le compositeur des CHANSONS D’AMOUR ont collaboré par le passé sur 3 pièces de théâtre, c’est la première fois que le metteur en scène lui propose d’écrire la BO de l’un de ses films.
Bien lui en a pris, tant le résultat s’avère inspiré, varié et en plein accord avec le ton ludique de cette comédie classieuse.

Vous l’aurez compris, on vous invite chaleureusement à suivre à la trace la joyeuse famille de gangster, LES ROIS DE LA PISTE …
Ce nouveau film de Thierry Klifa est une jolie réussite, une pétillante comédie d’aventures, comme on n’en réalise plus tant que ça. Autant le dire, ce remède à la morosité fait un bien fou, d’autant plus par les temps qui courent.

Le + Cin’Écrans
Après avoir découvert LES ROIS DE LA PISTE au Festival du film francophone d’Angoulême où nous avons questionné rapidement Mathieu Kassovitz (à l’issue d’une interview pour le film VISIONS), c’est à l’issue de sa présentation en ouverture du Festival International de Saint-Jean-de-Luz que nous avons effectué un joyeux tour de piste avec Thierry Klifa et Alex Beaupain.

« Je suis un très mauvais lecteur de scénario… j’ai une capacité d’imagination assez limitée » Alex Beaupain

L’occasion d’évoquer, entre autres, avec eux, le plaisir de cette nouvelle collaboration, leurs inspirations communes et leur bonheur à faire chanter Fanny Ardant et Nicolas Duvauchelle

INTERVIEW THIERRY KLIFA, MATHIEU KASSOVITZ & ALEX BEAUPAIN

Saint-Jean-de-Luz tombe en amour pour Agnès Jaoui et décerne 3 prix à Dissidente

Saint-Jean-de-Luz tombe en amour pour Agnès Jaoui et décerne 3 prix à Dissidente

Initié et mené de mains de maitre, avec toujours beaucoup d’humour, par le passionné Patrick Fabre, le Festival international du film de Saint-Jean-de-Luz fêtait cette année ses 10 ans.
Un festival pour lequel les années se suivent et se ressemblent sur au moins trois points…

– Son très bon esprit et sa convivialité qui en font l’un des événements les plus plaisants de la saison ciné.

– La qualité générale de sa programmation qui s’affirme de plus en plus éclectique et aventureuse chaque année (Merci qui ? Merci Patrick, évidement 😊 !)

– Son positionnement temporel en début d’automne qui lui apporte une saveur particulière, d’autant plus que cette année, public et festivaliers ont été irradiés par un soleil omniprésent. Une chaleur plaisante mais dont on n’est pas certain de devoir se réjouir, qui n’a pas empêché les salles d’être complètes, sur l’essentiel des séances.
Il faut vraiment dire, et toutes les équipes de films présentes l’ont souligné, que ce public vient non seulement en nombre, mais fait aussi preuve d’une belle curiosité sur tous les événements proposés tout au long de la semaine, tels que les master class d’Alex Beaupain et Agnès Jaoui ou la rencontre avec Thomas Bidegain.

S’il est impossible ici de détailler tous les excellents moments passés durant la semaine, voici en vrac, quelques souvenirs sur lesquels j’aurai, pour certains, le plaisir de revenir ces prochaines semaines…

Je me souviens de l’immense plaisir d’assister aux répétitions du concert d’Alex Beaupain puis de partager avec le public de la soirée d’ouverture, l’instant de grâce de son duo avec Agnès Jaoui sur « Avant la haine ».

Souvenir également de la belle complicité unissant tous les membres du jury autour de cette même Agnès Jaoui, présidente du jury, de la forte émotion provoquée par les témoignages d’amour et d’admiration des spectateurs de sa Masterclass à… Agnès Jaoui, encore et toujours !

Je me souviens également du plaisir de retrouver pour des sujets/interviews à venir des talents comme… Agnès Jaoui, Sarah Suco, William Lebghil, Alysson Paradis, Thierry Klifa, Bryan Marciano & Valérie Lemercier, Thomas Bidegain, Julien Carpentier, Massimo Riggi, Hugo Becker
Celui d’échanger pour la première fois avec des réalisateurs.trices passionné.es, à propos de leurs premiers courts ou longs métrages. Sans oublier la magnifique et très touchante complicité d’Emmanuelle Devos & Raphaël Thierry, les deux principaux interprètes de L’HOMME D’ARGILE, le troublant premier long-métrage d’Anaïs Tellenne.

Souvenir enfin, d’avoir fait de belles découvertes avec l’envie de partager très prochainement mon plaisir de spectateur.
Je citerais plus particulièrement, parmi les films que ne n’ai pas encore évoqués, le formidable JE NE SUIS PAS UN HÉROS de Rudy Milstein, le puissant DISSIDENTE (3 fois récompensé) de Pier-Philippe Chevigny, le troublant QUITTER LA NUIT de Delphine Girard, le bouleversant NOUVEAU MONDE de Vincent Capello, le très attachant PATERNEL de Ronan Tronchot, la réjouissante comédie d’Ann Sirot et Raphaël Balboni LE SYNDRÔME DES AMOURS PASSÉES ou bien encore l’excellent court-métrage UN BON GARÇON (3 prix lui aussi) de Paul Vincent de Lestrade, que l’on retrouvera très certainement d’ici quelque temps en compétition à Saint-Jean-de-Luz avec son premier long. C’est en tous cas, tout le bien qu’on lui souhaite.

En attendant, découvrez ci-dessous le palmarès complet de cette très belle édition qui s’est achevée avec la projection en avant-première du remarquable premier long-métrage de Julien Carpentier avec William Lebghil et Agnès Jaoui, décidément incontournable cette années à St Jean.

PALMARÈS COMPLET

Le jury présidé par Agnès Jaoui et composé de Sarah Suco, Alysson Paradis, Guillaume de Tonquédec et William Lebghil a décerné les prix suivants :

Grand Prix parrainé par Blue Efficience
DISSIDENTE de Pier-Philippe Chevigny

Une mention spéciale a été attribuée à L’HOMME D’ARGILE d’Anaïs Tellenne

Prix d’Interprétation Masculine parrainé par le conseil départemental
Diego Murgia dans LES TROIS FANTASTIQUES de Michaël Dichter

Prix d’Interprétation Féminine parrainé par Joa Casino
Ariane Castellanos dans DISSIDENTE de Pier-Philippe Chevigny

Prix de la Mise en Scène
Nehir Tuna pour YURT

AUTRE PRIX LONGS MÉTRAGES

Prix du jury jeunes parrainé par Porosus
L’HOMME D’ARGILE d’Anaïs Tellenne

Prix du public parrainé par France TV
DISSIDENTE de Pier-Philippe Chevigny

PRIX SFCC de la critique
YURT
de Nehir Tuna

PRIX COURTS MÉTRAGES

Prix Vision d’avenir des exploitants – Court métrage
UN BON GARÇON de Paul Vincent de Lestrade

Prix du public – Court métrage
UN BON GARÇON
de Paul Vincent de Lestrade

Prix du jury jeune  – Court métrage
ASSOIFÉ
de Lisa Sallustio

Prix du jury – Court métrage
UN BON GARÇON de Paul Vincent de Lestrade

Prix Révélation Arda
Vladislav Botnaru
dans LES CORNEILLES BLANCHES de Denis Liakhov

Prix du producteur d’avenir
Yoan Scherb de Nolita Productions pour JE JOUE RODRIGUE (prix du public – Court-métrage 2022) de Johann Dionnet et MARTINGALE de Marthe Verdet, présenté cette année en compétition

ET BIENTÔT SUR CIN’ÉCRANS

Retrouvez prochainement sur Cin’Ecrans toutes les interviews (plus d’une trentaine en 6 jours) réalisées à l’occasion de cette très belle 10ème édition du festival…

J’en profite pour remercier infiniment Jeanne Billaud & Laurent Renard de m’avoir permis la réalisation de ces beaux et très nombreux entretiens, mis en image par FX Guihot 🙂

Sœurs jumelles 2022, “de la fantaisie à Gogo” mais c’est déjà fini !  Souvenirs, souvenirs…

Sœurs jumelles 2022, “de la fantaisie à Gogo” mais c’est déjà fini !  Souvenirs, souvenirs…

C’est un festival un peu particulier et très intense auquel j’ai eu le plaisir de participer cette année.

En effet, si j’ai assisté en tant que représentant de Cin’Ecrans à quelques uns des très nombreux événements de cette seconde édition de Sœurs Jumelles, j’ai également eu le plaisir de me voir confier par le festival, quelques interviews et l’animation d’un certain nombre de rencontres qui ont suivi les projections à L’Apollo Ciné 8.
Voici donc, sans ordre particulier, quelques souvenirs de ces 4 jours passés non loin de chez moi à Rochefort…

L’enthousiasme et la curiosité des spectateurs à l’issue de la projection de VLADIMIR COSMA, SUR UN AIR DÉCONCERTANT et le plaisir de Mathieu Busson, son réalisateur, à répondre aux nombreuses questions autour du film et du génial musicien.

Le bonheur de voir la grande salle de l’Apollo quasi-complète et bruissant de vie et de l’impatience d’une très grande partie des 400 spectateurs (dont près de 300 enfants) pour (re)découvrir sur grand écran LE CHANT DE LA MER de Tomm Moore.
L’amusement, la surprise et la générosité de Bruno Coulais et Nolwenn Leroy devant les questions parfois déstabilisantes des enfants. Et surtout l’émotion non feinte de la chanteuse lorsqu’elle interprète, à capella et aux côtés de son compositeur, la chanson titre du film face à un public enthousiaste. Très heureuse de présenter à nouveau ce film qui lui tient tant à cœur, Nolwenn s’est prêtée avec beaucoup d’enthousiasme à une longue et improvisée séance de dédicaces dans le hall du cinéma, à l’issue de la projection.

Bonheur également de partager la toute dernière séance de cette édition avec une salle de près de 80 personnes ravies de venir (re)voir LES AVENTURES DE RABBI JACOB sur grand écran. Pour l’anecdote, seuls 6 spectateurs/spectatrices le découvraient pour la première fois.

La joie des gagnants au quiz généreusement proposé par Pascal Alex Vincent, à l’issue de la projection de son superbe doc SATASHI KON, L’ILLUSIONNISTE

La décontraction amusée d’Alex Beaupain lors de la présentation au cinéma du documentaire JE N’AIME QUE TOI, à moins de deux heures d’un spectacle qu’il n’était pas certain du tout de pouvoir donner, pour cause de météo plus que capricieuse. Et la manière facétieuse avec laquelle il a mis en avant sa complice violoncelliste (et coréalisatrice du doc) Valentine Duteil, bien plus traqueuse et angoissée que lui.

Le plaisir de recueillir pour le festival, les remerciements et les témoignages chaleureux d’un public curieux et souvent cinéphile face aux propositions ciné de cette seconde édition.

Ces spectateurs venus revoir lors d’une seconde projection les 5 premiers épisodes de REUSSS, excellente série produite pour France TV Slash. Ils sont revenus, cette fois-ci accompagnés d’amis, 3 jours après la première présentation qui avait lieu en présence de la productrice de la série Elisabeth Arnac et de son compositeur, Proof.

L’attention de Soprano et ses amis, absents pour cause de tournée et qui ont enregistré un court message à destination des spectateurs venus assister à la projection du 1er épisode de SOPRANO, A LA VIE, A LA MORT  (Disney+).

Le plaisir de partager la bonne tenue de ces projections avec Didier, l’infatigable, sérieux et très sympathique animateur de l’association Rochefort sur toiles. Sans oublier, la curiosité et l’enthousiasme contagieux de Pascale, notre bénévole cinéphile tellement prête à remettre ça l’an prochain…Un grand merci évidemment pour l’accueil dans leur cinéma à Sonia, Patrick et Bruno.

Immense plaisir aussi de partager quelques instants sur ce festival avec des gens que je croise trop rarement, Myriam Hacène, Gautier Roos, Mehdi Omaïs, Dominique Besnehard, Philippe Bourin, Marjorie & Fabien (Hedonia radio)

En marge de ces projections/rencontres, je suis ravi d’avoir pu, grâce à Marilyne, 3 interviews pour Sœurs Jumelles, celles de Judith Henry, metteuse en scène du formidable spectacle d’ouverture, celle de Martin Delemazure, tout récent directeur de l’agence de compositeurs Grande ourse et de Sasha White, directrice du département musique de Mediawan.

Et puis, même si la frustration est grande de n’avoir pu assister à plus de rencontres ou de débats (tant le programme était riche), je retiendrai la prestation de l’excellente Jeanne Cherhal venue partager avec le public et Thierry Frémeaux, sa passion pour la musique de film, dans le cadre  feutré du Théâtre de la Coupe d’or.
Ce fut aussi un immense plaisir de revoir IAM sur la grande scène du festival et de découvrir P2RB (photo ci dessous) dont la prestation en première partie du groupe marseillais m’a donné l’envie immédiate d’aller la revoir très, très vite sur scène. Je suis certain d’être face à une véritable révélation dont on va beaucoup parler ces prochaines années.

Que dire de la soirée de vendredi et du spectacle d’Alex Beaupain et ses joyeux invités réunis autour du cinéma de Gainsbourg ?
Pas grand-chose, si ce n’est que même les trombes d’eau n’auront pas réussi à doucher mon enthousiasme, face à ce spectacle inspiré et en très grande partie inédit. En effet, Alex et ses invité(e)s avaient déjà créé un précédent spectacle autour du répertoire du grand Serge lors d’une mémorable soirée, à laquelle j’avais eu le bonheur d’assister en janvier dernier à la Maison de Radio France.

Et puis, il y a Stephan Eicher...  Un an après un mémorable concert aux Francofolies de la Rochelle, le chanteur suisse et européen dans l’âme (Putain, putain…, merci pour l’hommage à Arno !) clôturait samedi soir cette très belle seconde édition de Sœurs Jumelles.
Et même si la météo décidément capricieuse de ce mois de juin a empêché Stephan de nous offrir le programme initialement envisagé, il nous a régalé avec la complicité de musiciens inspirés, d’un spectacle chaleureux, drôle et émouvant à bord de son radeau des inutiles, ancré dans le cadre très aéré du Clos Lapérouse.
Magnifique moment, hors du temps…

MERCI !

Je veux donc remercier, ici, très chaleureusement (je me prépare pour les César, au cas où…) :

Marilyne pour sa confiance ainsi que sa fidèle et sympathique complice Peggy 😊

Toutes les équipes techniques et artistiques du festival, ses bénévoles et ses attachés de presse, Myriam et Olivier (les fameux BCG) que j’ai eu un immense plaisir à revoir

Pascale et Didier, mes chaleureux complices de l’Apollo Ciné 8.

Tristan, même si je ne l’ai croisé que trop brièvement (parce que de l’avis général, souriant en toutes circonstances, Tristan est vraiment le top des stagiaires !)

Marion pour ses relais sur les réseaux sociaux.

Elisabeth Arnac & Proof, Bruno Coulais & Nolwenn Leroy, Pascal-Alex Vincent, Alex Beaupain & Valentine Duteil, Mathieu Busson, ces invités du festival que j’ai eu le plaisir et l’honneur de présenter au public de l’Apollo Ciné 8 pour des rencontres d’après projection.

Sans oublier évidemment les initiateurs de ce très bel événement Delphine Paul, Eric Debegue et bien sûr Julie Gayet, dont l’énergie et le fol enthousiasme (tellement communicatif jusque sur le très joyeux Karaoké de samedi) me bluffent littéralement !

Bravo, encore merci et j’espère à l’année prochaine pour la 3ème édition de Sœurs Jumelles.

Et Soudain, la grâce !
Et Soudain, la grâce !

Divine surprise que la découverte de ce film de Ryūsuke Hamaguchi porté par le talent de Virginie Efira et Tai Okamoto. Une œuvre lumineuse et douce comme une caresse dont le souvenir vous hante très longtemps après l’avoir découverte.

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Interview –  Julie Gayet et ses Sœurs jumelles

Interview – Julie Gayet et ses Sœurs jumelles

« L’année prochaine … On ouvre à l’international, j’y crois beaucoup ! » Julie Gayet

Echanger avec Julie Gayet est toujours un réel plaisir.
L’enthousiasme naturel de l’actrice-productrice est tel qu’aucun pari ne lui semble impossible. Il n’est qu’à imaginer la force de conviction qu’elle a dû déployer avec les cofondateurs de Sœurs Jumelles (Delphine Paul, Eric Debegue et Hélène Girault) pour convaincre des partenaires du bien-fondé de la création d’un nouveau festival dans un pays qui en compte déjà un nombre très conséquent.

Si en 2020, le Covid a eu raison de la naissance de Sœurs Jumelles, la pugnacité de son équipe a permis au festival de se tenir l’an passé, dans une version allégée par rapport à son ambition de départ, mais pleine de promesses et de beaux moments.

Ce très encourageant galop d’essai a permis d’asseoir la légitimité de cet événement unique, consacré à la rencontre entre l’image et la musique. Sujet vaste s’il en est car l’image ce n’est évidemment pas que le cinéma, c’est aussi la télé, la pub, le clip, le jeu vidéo…

Nul doute que Sœurs Jumelles va trouver, cette année, sa véritable vitesse de croisière avec ses échanges professionnels mais aussi son ouverture au grand public, à travers une programmation riche et variée de rencontres, de projections et de spectacles inédits, avec entre autres Iam, Stephan Eicher et Alex Beaupain (voir l’article de présentation de cette édition 2022)

C’est à l’occasion de la conférence de presse de présentation de l’événement que j’ai eu le plaisir de retrouver Julie Gayet pour un entretien tranquille au cours duquel elle revient sur l’expérience de l’an dernier avant de nous présenter les enjeux et le programme de cette nouvelle et prometteuse édition.

Le festival Sœurs Jumelles 2022 se déroulera à Rochefort (17) du 22 au 25 juin prochain …

INTERVIEW JULIE GAYET

Sœurs jumelles 2022 – Sur un air de musique « ré mi fa sol sol sol ré do »…

Sœurs jumelles 2022 – Sur un air de musique « ré mi fa sol sol sol ré do »…

La seconde édition de Sœurs Jumelles s’annonce riche, variée, après son beau galop d’essai en 2021 au milieu des contraintes sanitaires.
Ce Festival dont la vocation est de réunir tous les acteurs de la musique et de l’image se tiendra du 22 au 25 juin prochain en présence de très nombreux invités…

C’est au cœur du restaurant Vivre(s) de Grégory Coutanceau à Rochefort que s’est tenue la présentation de ce festival 2022, par Julie Gayet, Delphine Paul et Eric Debègue.
Des membres fondateurs pour qui « Sœurs Jumelles, c’est la volonté de faire découvrir toutes les facettes de ces métiers au grand public grâce une programmation éclectique, exigeante mais populaire ».

Pour cette seconde édition, la première ouverte au public, les initiateurs du projet ont vu les choses en grand avec bien sûr des rencontres professionnelles mais aussi de très nombreux événements festifs ouverts à toutes et tous avec pour point d’orgue quatre grandes soirées qui auront lieu sur La grande scène, face à la Corderie royale.
Ces soirées accessibles au public sur billetterie seront toutes composées de plusieurs spectacles inédits avec des mises en images rendues possibles grâce au judicieux partenariat mis en place avec L’INA et sa géniale plateforme de streaming Madelen. On se souvient ainsi de ce partenariat avec deux très belles soirées, l’an passé, à l’occasion de l’hommage à Jacques Demy et Michel Legrand en ouverture du festival et du spectacle musical d’Alex Beaupain et Stéphane Foenkinos « Musicaa » 5photo ci dessous)

LES SOIRÉES

Mercredi 22 juin – 20H30  – Cérémonie d’ouverture et « L’une chante l’autre pas »…

La Cérémonie d’ouverture sera suivie du spectacle « L’une chante, l’autre pas », imaginé par Rosalie Varda et mis en scène par Judith Henry.
Un spectacle hommage à Agnès Varda et Joanna Bruzdowicz, sa compositrice fétiche, présente l’an passé sur le festival et malheureusement disparue en novembre dernier. Il réunira entre autres, les chanteuses PR2B, Barbara Pravi, Marie Oppert, Neïma Naouri et la violoniste Anne Gravoin.

Un ciné-concert du film PEOPLE ON SUNDAY réalisé par Robert Siodmak et scénarisé par Billy Wilder sera proposé en fin de soirée avec un live de Dominique Dumont et d’une chanteuse.

Jeudi 23 juin – 21 H – Spectacle inédit du groupe IAM …

La chanteuse R2B et la rappeuse SALLY ouvriront la soirée pour nous présenter leurs albums et univers respectifs.

IAM avec un spectacle inédit créé spécialement pour et avec le festival qui fusionnera les titres du Warrior Tour avec des images d’archives qui retracent l’histoire du groupe marseillais, l’un des plus mythiques du rap français.

DJ set de musique électro d’Arnaud Rebotini, compositeur de la BO de 120 BATTEMENTS PAR MINUTE.

DOMBRANCE clôturera la soirée avec une grande fresque musicale autour de la Ve République.

Vendredi 24 juin – 21 H – Le cinéma de Serge Gainsbourg  par Alex Beaupain…

Après avoir enchanté le festival l’an passé avec un premier spectacle musical inédit, Musicaa, au théâtre de la Coupe d’Or, le prolifique et talentueux Alex Beaupain investit  cette année la grande scène avec une nouvelle œuvre inédite autour du cinéma de Serge Gainsbourg.
Un spectacle en images et musique qu’il nous offrira avec la complicité de Françoise Fabian, Clotilde Hesme, La Grande Sophie, Clou et Dominique Besnehard. Un joyeuse troupe qui l’accompagnait déjà en mars dernier sur France Inter dans un premier spectacle dédié au répertoire 80’s du grand Serge.

La soirée se poursuivra, entre autres, avec la musicienne, compositrice et chef d’orchestre Uéle Lamore puis avec JB Dunkel (moitié du groupe Air) qui viendra livrer « Aux sources de l’électro », prestation live improvisée sur synthétiseur analogique.

Samedi 25 juin – 21H30 – Le cinéma invisible par Stephan Eicher…

A bord de son Radeau des Inutiles, Stephan Eicher ouvrira la soirée par un concert avant de nous proposer « Le cinéma invisible », une création inédite basée sur des scénarios de films, écrits par de grands noms de la littérature dans laquelle le chanteur suisse mettra en musique deux textes lus par des comédiens, accompagnés en live par des automates et un duo de bruiteurs.

EGALEMENT AU PROGRAMME

LES DEBATS

De nombreuses tables rondes seront organisées pour les professionnel.le.s de la musique et de l’image mais aussi pour les étudiant.e.s accrédité.e.s (dans la limite des places disponibles) autour de thèmes aussi divers que : « Comment être éco responsable dans nos industries ? », « La place de la musique dans la formation des créateurs d’images », « L’enjeu des metavers pour les créateurs », «  La prévention des violences sexistes et sexuelles », « Quand les œuvres digitales bouleversent la création sonore »…

LES CONVERSATIONS ARTISTIQUES

Agrémentées de live musicaux, d’interludes dansés et d’extraits vidéos, ces conversations sont dédiées au grand public afin qu’il puisse découvrir l’envers du décor de la création…
Elles se dérouleront au Théâtre de la Coupe d’Or qui accueillera à cette occasion les créateur.trice.s d’images et les compositeur.trice.s issu.e.s des différents domaines (pub, jeu vidéo, série, VR, cinéma, musique) qui raconteront sur scène leur démarche artistique et partageront leurs expériences.

Seront présents pour ces conversations artistiques :
Benjamin Biolay et Philippe Almosnino, Audrey Ismaël, Julie Roué et Anne-Sophie Versnaeyen, Emilie Simon, Charlotte Abramow et Suzane, les danseurs Nicolas Huchard et Sofiane Chalal, François Desagnat et Alexandre Azaria, Michèle Laroque, Jeanne Cherhal et Thierry Frémaux, Koki Nakano, Vladimir Cosma, JB Dunckel et Olivier Babinet, Pierre-Marie Dru et Erwan Kerzanet, Katia Boutin, Vincent Frèrebeau, Alex Jaffray.

LES PROJECTIONS

Chaque jour 2 ou 3 projections gratuites seront proposées aux festivaliers à l’Apollo Ciné 8, en présence de réalisateurs ou compositeurs qui viendront en fin de séance raconter le travail qu’ils ont effectué entre l’image et la musique.

Parmi ces projections, notons l’avant-première de la série REUSS 2022, de Mohamed Chabane et Théo Jourdain, les documentaires JE N’AIME QUE TOI de Valentine Duteil et Karine Morales sur Alex Beaupain et VLADIMIR COSMA SUR UN AIR DÉCONCERTANT de Mathieu Busson, les films LE CHANT DE LA MER de Tom Moore en présence de Nolwenn Leroy,  LES AVENTURES DE RABBI JACOB de Gérard Oury avec la musique de Vladimir Cosma, un cycle “Musique et cinéma libanais” en collaboration avec l’association Rochefort sur toile et Sœurs Jumelles n’existerait sans doute pas sans l’incontournable LES DEMOISELLES DE ROCHEFORT.
Le film culte de Jacques Demy mis en musique par Michel Legrand sera par ailleurs célébré lors d’une séance spéciale en version karaoké, accompagnée par de jeunes chanteurs de comédies musicales, sur La petite scène.
Ce nouvel espace situé au cœur du Village Sœurs Jumelles, sur le vieux port, sera ouvert au public. Il accueillera également chaque jour de jeunes talents de la musique à l’image : compositeurs, DJ, VJ …
On pourra ainsi y découvrir en live tous les jours de 19H à 20H des artistes émergents de Sony Music tels que Requin Chagrin, Vendredi sur mer, Johnny Jane, Dani Terreur

Difficile de vous détailler ici même la totalité de cette très riche édition du festival qui continue de s’écrire au jour le jour.
Cin’Ecrans vous conseille donc de consulter régulièrement le site officiel de sœurs Jumelles sur lequel vous pourrez notamment retrouver de nombreux compléments d’infos et qui vous redirigera vers la billetterie ou les demandes d’accréditation.

Et rendez-vous ici même, d’ici quelques heures, avec Julie Gayet qui nous présentera une partie de cette belle et très prometteuse programmation…

INTERVIEW JULIE GAYET – SOEURS JUMELLES 2022

Et Soudain, la grâce !
Et Soudain, la grâce !

Divine surprise que la découverte de ce film de Ryūsuke Hamaguchi porté par le talent de Virginie Efira et Tai Okamoto. Une œuvre lumineuse et douce comme une caresse dont le souvenir vous hante très longtemps après l’avoir découverte.

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