MA FAMILLE DE SAMOURAÏS (Eu e meu Avô Nihonjin)
Un film de Célia Catunda
Scénario de Rita Catunda d’après l’œuvre d’Oscar Nakasato
Avec les voix de Justine Hostekint, Laurent Pasquier, Angélique Heller…
Animation – Brésil / France – 2026 – 1h22
Conseillé à partir de 8 ans
Sortie en salles le 16/09/2026
L’histoire
Sao Paulo, années 1980… Noboru doit préparer pour l’école un exposé sur ses origines japonaises qu’il a toujours cherché à gommer. Il doit alors se tourner vers son grand-père grincheux, Hideo, pour apprendre à connaître en profondeur sa famille et l’histoire de l’arrivée de ce dernier au Brésil en 1920, quand il était encore un jeune homme. Ayant toujours voulu éviter d’évoquer son passé et son déracinement, poussé par son épouse, adorable grand-mère, Hideo accepte à contre-cœur de raconter à Noboru son histoire et son installation en Amérique du Sud. Au fur et à mesure que ce dernier plonge dans le récit de l’exil de ses ancêtres, le jeune écolier se plaira à s’approprier cette culture de l’autre bout du monde et découvrira même l’existence d’un oncle inconnu…
L’AVIS CIN’ÉCRANS ****
Premier long métrage de Célia Catunda à sortir en France, MA FAMILLE DE SAMOURAÏS est une très jolie surprise, un film d’animation qui plaira aux enfants dès 8 ans mais qui séduira aussi les plus grands par la belle qualité de son récit et de son animation.
Adapté du roman Nihonjin d’Oscar Nakasato, MA FAMILLE DE SAMOURAÏS propose une incursion touchante et originale dans l’histoire de l’immigration japonaise (mais aussi italienne ou portugaise) en Amérique du Sud et plus particulièrement au Brésil pour la famille de Noboru.
Le film se focalise essentiellement sur la difficile relation du jeune garçon avec son grand-père, exprimant ainsi de manière plus universelle ce conflit culturel et générationnel qui s’exprime souvent au sein des familles déracinées.
Ce récit de transmission à hauteur d’enfants autour du désir d’intégration des plus jeunes met en exergue des valeurs comme l’écoute et la tolérance, sans jamais être donneur de leçon.
MA FAMILLE DE SAMOURAÏS aborde ainsi avec beaucoup de finesse la question du déracinement et celle de la honte parfois ressentie par les enfants d’immigrés face à la différence, et la difficile réappropriation de leur histoire.
Il convient également de saluer la fluidité de la mise en scène (notamment dans son utilisation judicieuse des flash-back) ainsi que l’originalité et la qualité picturale de ce film qui baigne dans les couleurs chaudes et chatoyantes du Brésil.
Précisons que la direction artistique de MA FAMILLE DE SAMOURAÏS puise, selon sa réalisatrice, dans l’œuvre du peintre nippo-brésilien Oscar Oiwa, dont certaines peintures illustrent d’ailleurs le générique de fin.
Ce film de la cinéaste brésilienne n’est pas sans rappeler dans son graphisme et son animation, celui de Fernando Trueba & Javier Mariscal, THEY SHOT THE PIANO PLAYER, sorti en 2023.
MA FAMILLE DE SAMOURAÏS est une chronique familiale délicate sur la transmission, la mémoire collective et la reconstruction de soi à travers les âges. Le regard doux et bienveillant que pose Célia Catunda sur sa famille « déracinée » constitue la première qualité de ce très joli film d’animation que l’on conseille volontiers aux plus jeunes et à leurs parents.
Jean-Luc Brunet / Cin’Écrans
Microstar – Comédie sous influence !
Ce premier long métrage de Léopold Kraus séduit par la qualité de son écriture et la belle énergie de jeu de ses principaux interprètes Abraham Wapler, Félix Lefebvre et Raïka Hazanavizius.
André is an idiot – Cruelle dérision !
Ce surprenant documentaire réussit le tour de force de transformer une tragédie intime en une œuvre bouleversante qui évite toute dérive lacrymale, grâce à la personnalité unique de son protagoniste, dopé à l’humour noir.
Les caprices de l’enfant Roi – Une histoire vraie… ou presque !
Le nouveau film de Michel Leclerc est une joyeuse comédie de cape et d’épée portée par d’épatants comédiens qui prennent un évident plaisir à l’exercice. Un film ironique qui se déguste avec plaisir, notamment pour qui goûte les plaisirs de l’anachronisme historique.




