- Bonne mère -

BONNE MERE de Hafsia Herzi avec Halima Benhamed, Sabrina Benhamed, Jawed Hannachi Herzi, Mourad Tahar Boussatha…  Drame – 2021 – 1H36
Sortie en salles le 21 juillet 2021

Nora, la cinquantaine, femme de ménage, veille sur sa petite famille dans une cité des quartiers nord de Marseille. Elle est préoccupée par le sort de son grand fils Ellyes, incarcéré depuis plusieurs mois et qui attend son procès avec un mélange d’espoir et d’inquiétude…

BONNE MERE fait partie de la Sélection officielle Cannes 2021 « Un Certain Regard »

3 bonnes raisons de voir ce film

1/ Pour la confirmation des talents de réalisatrice d’Hafsia Herzi. Après le déjà très réussi TU MERITES UN AMOUR dans lequel elle mettait en scène les affres amoureuses de sa génération, elle dresse cette fois ci le portrait bouleversant d’une mère de famille généreuse et dévouée, malgré les aléas de la vie, au cœur de Marseille.

2/
Si pour ce second long-métrage qu’elle murit depuis de très longues années (il aurait même dû être son tout premier essai derrière la caméra) Hafsia Herzi ne s’est réservé aucun rôle.
Elle pose en revanche un regard plein d’amour pour son personnage principal (Halima Benhamed, actrice non-professionnelle, est absolument remarquable)  et fait preuve d’une énorme tendresse pour l’ensemble de sa famille de sang et de cœur. On retiendra ainsi longtemps en mémoire les magnifiques séquences d’échanges de Nora avec ses collègues de travail, ou celle de la visite en prison avec la déclaration d’amour d’un fils pour son père…

3/ Présenté à Cannes dans en sélection officielle « Un Certain Regard », BONNE MERE ne pouvait trouver meilleur écrin, tant le regard de sa réalisatrice est juste et original. Rare sont les films qui donnent aux femmes un telle place. Cette « bande de filles » qui entoure Nora est bien plus forte et affirmée que les hommes souvent nonchalants ou manipulateurs.

BONNE MERE est un magnifique hommage aux femmes, aux mères qui se battent au quotidien. Le magnifique portrait d’une héroïne du quotidien dont on n’est pas prêt d’oublier le regard.

 

Partagez
Tweetez
Enregistrer